lundi, 23 février, 2026

Saida Naghza : j’ai beaucoup parlé pendant des années et personne ne m’a répondu, aujourd’hui je prépare mon successeur à la tête de la Confédération, et je vais quitter l’Algérie

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Saida Naghza : j’ai beaucoup parlé pendant des années et personne ne m’a répondu, aujourd’hui je prépare mon successeur à la tête de la Confédération, et je vais quitter l’Algérie

Saida Neghza, président de la Confédération générale des entreprises algériennes (ِCGEA), a confirmé que les investisseurs à travers le pays souffrent du même problème, qui est représenté par des obstacles bureaucratiques au niveau de l’administration.

Neghza a prévenu, lors de son apparition, avant hier, mercredi, dans l’émission « Forum économique » sur la chaîne El-Bilad, que si la situation continue comme elle est, « nous ne trouverons personne qui investisse en Algérie », soulignant qu’elle ne parle pas dans le vide ou pour le plaisir de la critique, mais elle a de nombreux dossiers d’investisseurs qui souffrent depuis des années, et de nombreux investisseurs lui ont fait part de leur intention de liquider leurs investissements ici en Algérie et de la quitter pour investir à l’étranger.

Neghza s’est demandé, à cet égard, « Qui restera en Algérie quand tous les investisseurs partiront », ajoutant : « Je suis personnellement Saida Neghza, qui a lutté pendant de nombreuses années, aujourd’hui je prépare mon successeur à la tête de la Confédération, et je ne resterai pas ici, même je quitterai l’Algérie, parce que j’ai beaucoup parlé toutes ces années et personne ne me répond. »

Dans lcette émission qui a traité les problèmes de « développement local en Algérie entre les programmes officiels et les défis de la réalité », l’intervenante a expliqué que les responsables locaux dans de nombreuses wilayas du sud ne prennent pas la peine de visiter les entreprises de conditionnement et d’exportation des dattes afin de rechercher les vrais problèmes qui obligent les investisseurs à se passer de 50 % de la main-d’œuvre, puis à trouver les solutions nécessaires à ce problème.

Dans ce contexte, la femme d’affaires a indiqué que les ministres de plusieurs secteurs ne sont pas en mesure d’écouter les problèmes des investisseurs, qui ne sont pas autorisés, au niveau de l’administration locale, d’intervenir dans un temps suffisant afin de faire part de leurs préoccupations, ajoutant que ce comportement empêche le ministre en visite dans cette wilaya de connaître les problèmes des investisseurs qui s’y trouvent.

Neghza a souligné, à cet égard, le problème de la fermeture des usines pour les investisseurs dans la Wilaya de Biskra, affirmant qu' »aucun des responsables n’en a connaissance », et appelant les responsables aux niveaux local et national à se rapprocher de leurs propriétaires pour les écouter et les accompagner afin de sortir des problèmes dans lesquels ils pataugent.

Ahmed Achour

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