Dans un développement sécuritaire qui redessine la carte de la confrontation avec la mafia de la contrebande internationale, la police espagnole a révélé la découverte d’un tunnel secret sophistiqué creusé sous la frontière terrestre séparant le territoire marocain de la ville de Ceuta. L’opération, dont les détails ont été rapportés par le site « El Independiente », confirme le passage des barons de la drogue au Maroc à l’étape des « guerres souterraines » pour assurer le flux de tonnes de hachis vers l’Europe, loin des radars et des caméras de surveillance thermique que le Makhzen se targue d’avoir installés à la frontière.
Des sources sécuritaires ont indiqué que le tunnel découvert se caractérise par une ingénierie précise, ayant été équipé de moyens d’éclairage, de ventilation et de systèmes de traction des cargaisons. Cela indique des investissements financiers massifs et une expertise technique utilisée lors du creusement pour garantir un passage sûr et continu de drogues, de marchandises de contrebande, et peut-être même d’êtres humains, dans une violation flagrante de toutes les mesures de sécurité « de papier » partagées entre Madrid et Rabat.
« Sinaloa » en Afrique du Nord : une innovation criminelle sous parrainage marocain Les experts en sécurité estiment que le recours à la méthode des tunnels — imitant les méthodes du cartel mexicain « Sinaloa » — prouve que les réseaux de contrebande internationale partant du Maroc ne sont plus de simples gangs traditionnels, mais se sont transformés en « organisations logistiques » possédant l’audace et la capacité de violer la souveraineté frontalière par le sous-sol. Cette découverte met à mal le récit officiel marocain sur la « lutte contre la contrebande » ; comment un tunnel de cette taille a-t-il pu être creusé sans que les services de renseignement et la gendarmerie marocaine ne détectent de mouvements suspects ou d’opérations de transport de terre et d’équipements dans une zone frontalière censée être « fermée et surveillée » avec précision ?
Défi de la souveraineté et échec de « l’approche des clôtures » La découverte de ce « fossé criminel » vient porter un coup fatal à la stratégie des « murs intelligents » et des barbelés pour lesquels l’Espagne et l’Union européenne ont dépensé des millions d’euros. La capacité de la mafia marocaine à s’infiltrer sous la frontière signifie que les poisons du hachis continueront de couler vers le Vieux Continent tant que la source à l’intérieur du Maroc bénéficie de protection et de couverture. De plus, le tunnel soulève des questions de sécurité existentielles sur la possibilité d’exploitation de ces passages secrets par des groupes terroristes ou des réseaux de trafic d’êtres humains, faisant de la frontière maroco-espagnole un flanc vulnérable menaçant la sécurité de toute la Méditerranée.
Il est certain que ce scandale sécuritaire a révélé que le « tunnel de Ceuta » n’est qu’une preuve matérielle de l’ampleur de la corruption et de l’infiltration de l’argent sale dans les rouages de l’administration frontalière du Makhzen. Alors que les médias marocains se concentrent sur la « coopération sécuritaire idéale » pour éradiquer le trafic de drogue, les pioches sous terre révèlent une réalité totalement différente : une réalité où se construit une « économie des tunnels » pour l’exportation de poisons et le blanchiment d’argent, au mépris flagrant de la communauté internationale et consacrant la transformation de la région en un « point noir » du crime organisé transcontinental.
