Le président du Mouvement El Binaa, Abdelkader Bengrina, a ouvert le feu sur le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, réclamant une enquête sur les licences accordées pour importer de vaches.
Dans un discours qu’il a prononcé lors de l’ouverture de la conférence des femmes cadres de son parti dans la capitale, Bengrina a déclaré que Sonatrach et le secteur agricole constituent la sécurité de l’Algérie, et ces secteurs doivent être dirigés par un « commondos » qui se sacrifie pour l’Algérie, ajoutant que « le Président de la République sera incapable de répondre aux demandes du peuple si les ressources du pays serait épuisées.
Le président du Mouvement El Binaa a mis en cause la méthode d’octroi des licences d’importation de vaches et leur limitation à quatre investisseurs, en basant sur le déplacement du ministre de l’Agriculture au port pour assister à la réception des vaches de l’étranger et son absence au salon de l’agriculture.
Bengrina a poursuivi son attaque contre le ministre Abdelhafid Henni : « Ils ne veulent pas que l’Algérie atteigne la suffisance que nous pouvons atteindre en blé, et si le ministre reste, nous ne pourrons pas maintenir notre sécurité alimentaire ».
L’intervenant a consacré une partie de son intervention à critiquer le directeur général de Sonatrach : « Le directeur de Sonatrach a remis les projets de gré à gré avec Ould Kaddour, et il occupe la scène aujourd’hui avec des déclarations. »
Dans un autre contexte, le président du Mouvement El Binaa a déclaré que l’Algérie ne se construit pas en réglant des comptes, en appelant à la réconciliation dans toutes ses dimensions avec les différentes forces nationales, en se débarrassant des fardeaux du passé, en effaçant les effets des conflits et en s’attaquant les fissures laissées par la Issaba.
« La réconciliation, c’est avec des gens et des institutions qui ne se sont pas souillés les mains en volant l’argent du peuple ou le sang des Algériens », a t-il poursuivi.
Ahmed Achour
