À l’occasion de la Journée mondiale d’Al-Quds, célébrée chaque dernier vendredi du mois de Ramadhan, des millions d’Iraniens ont déferlé dans les rues des grandes métropoles, de Téhéran à Machhad, en passant par Ispahan et Tabriz. Cette mobilisation massive intervient dans un climat de tensions internationales accrues, marqué par les récentes déclarations hostiles du président américain Donald Trump.
Dans un éditorial percutant pour le portail Dzair Tube, la Dr Hana Saada souligne que cette édition n’était pas une simple commémoration symbolique. Elle a servi de réponse cinglante aux propos de Donald Trump, qui a qualifié l’Iran de « nation de terreur et de haine ». Sur le terrain, l’image était tout autre : une communion impressionnante entre un peuple et sa direction, réaffirmant son attachement indéfectible à la cause palestinienne malgré les pressions économiques et militaires.
La rue comme espace de légitimité
La présence physique des hauts dirigeants de l’État — dont le président de la République, le ministre des Affaires étrangères et le chef du pouvoir judiciaire — marchant au milieu de la foule, a envoyé un message de cohésion nationale. Pour la Dr Saada, ce spectacle contraste radicalement avec l’image des dirigeants occidentaux ou de l’entité sioniste, souvent retranchés derrière des mesures de sécurité drastiques ou des écrans de visioconférence.
Une géopolitique du refus
Cette mobilisation prouve que la cause d’Al-Quds reste le cœur battant de la conscience politique iranienne. En défiant les tentatives de diabolisation, les manifestants ont rappelé que l’Iran se considère comme un pivot central du refus de l’hégémonie, transformant cette journée en un véritable plébiscite pour la souveraineté nationale et la solidarité transnationale avec le peuple palestinien.
