lundi, 30 mars, 2026

L’ancien chef d’état-major de l’armée espagnole met en garde contre le « danger marocain » et affirme que Rabat est la première menace existentielle pour la sécurité de Madrid

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L’ancien chef d’état-major de l’armée espagnole met en garde contre le « danger marocain » et affirme que Rabat est la première menace existentielle pour la sécurité de Madrid

Dans des déclarations « sismiques » qui redessinent les priorités de la sécurité nationale dans le bassin méditerranéen, le général Fernando Alejandre, ancien chef d’état-major de la Défense espagnole, a mis en garde contre les conséquences de la sous-estimation des « ambitions expansionnistes » du Maroc. Le général a affirmé, dans un entretien rapporté par le journal El Independiente ce dimanche, que le Royaume du Maroc représente la « menace directe et la plus dangereuse » pour l’intégrité territoriale espagnole, avertissant que les alliances apparentes et la coopération sécuritaire « fragile » ne cachent pas la réalité du désir de Rabat de contrôler les enclaves de Ceuta et Melilla ainsi que les eaux territoriales.

Alejandre, qui a dirigé l’institution militaire espagnole pendant des années, estime que la politique marocaine repose sur le « souffle long » et l’exploitation des points de faiblesse politique à Madrid pour arracher des concessions souveraines. Il a souligné que le renforcement militaire marocain « suspect » et les récents contrats d’armement massifs n’étaient pas destinés à lutter contre le terrorisme, comme le prétend le Makhzen, mais font partie d’une stratégie de « chantage stratégique » visant à faire pression sur l’Espagne dans les dossiers de Ceuta, Melilla et du Sahara occidental, jusqu’à la délimitation des frontières maritimes au large des îles Canaries.

« Politique de chantage »… l’arme secrète du Makhzen contre les voisins L’ancien chef militaire a critiqué ce qu’il a décrit comme la « passivité politique » dans le traitement des manœuvres marocaines, affirmant que Rabat utilise « l’arme de l’immigration » et la coopération en matière de renseignement comme outils de pression pour imposer un nouveau fait accompli. Alejandre a prévenu que l’indifférence face aux mouvements militaires marocains dans la « zone grise » pourrait mener à un affrontement inévitable, d’autant plus que la doctrine militaire du Makhzen se concentre de plus en plus sur l’imposition d’une hégémonie régionale avec le soutien de puissances internationales, menaçant ainsi l’équilibre sécuritaire dans le détroit de Gibraltar.

Mises en garde contre « la trahison de l’allié » : la réalité des relations entre Madrid et Rabat Le témoignage de ce haut responsable militaire vient démolir le récit officiel du gouvernement Sanchez sur les « relations exemplaires » avec le Maroc. Les propos du général reflètent un état d’ébullition et de suspicion au sein des services de renseignement et de l’armée espagnole à l’égard des intentions du palais royal marocain. Qualifier le Maroc de « menace existentielle » signifie que la doctrine militaire espagnole a effectivement commencé à évoluer vers la considération du voisin du sud comme un « ennemi potentiel » dont les engagements ne sont pas fiables, surtout au vu de sa persistance dans la politique du « fait accompli » sur terre et sur mer.

Ces déclarations indiquent que le masque de la « coopération » est tombé du visage du Makhzen aux yeux de l’élite militaire espagnole. L’avertissement venant du plus haut sommet de l’ancienne hiérarchie militaire fait office de « signal d’alarme » pour la communauté internationale quant à la dangerosité des politiques téméraires de Rabat qui pourraient déclencher une confrontation dans la région. Le Maroc, qui se nourrit des crises et utilise le chantage comme diplomatie, se retrouve aujourd’hui isolé non seulement de ses voisins à l’Est, mais aussi sujet à une profonde méfiance de la part de ses alliés supposés au Nord, qui commencent à réaliser que les ambitions du Makhzen n’ont pas de limites.

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