Les professeurs au Maroc s’apprêtent à intensifier leurs protestations après que le gouvernement du makhzen a ignoré leurs demandes, et l’échec des interventions et des projets précédents qui ont montré une futilité évidente dans la gestion du dossier en raison du conflits politiques et des décisions de mauvaise humeur du siège du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.
Selon un communiqué publié par l’Union générale nationale des docteurs du Maroc (UGNDM), la grève prévue la semaine prochaine intervient au vu des atermoiements persistants du gouvernement marocain élu dans la résolution du dossier des docteurs fonctionnaires, qui dure depuis longtemps, pour que leur souffrance se poursuive avec la marginalisation et l’exclusion et leur privation d’exercer leur droit à la recherche scientifique dans un cadre propice pour un docteur.
Le communiqué a chargé les acteurs du domaine de l’éducation et de la formation, ainsi que les élites politiques, la responsabilité d’ignorer et de marginaliser les fonctionnaires titulaires de doctorat, ajoutant que les revendications des enseignants, que le régime du Makhzen ignore malgré les protestations et les sit-in en cours, sont victimes de décisions capricieuses, de conflits politiques et des réformes improvisées.
Dans le communiqué, les docteurs fonctionnaires ont condamné le retard du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation à résoudre ce dossier, en changeant le cadre des docteurs fonctionnaires en professeurs assistants de l’enseignement supérieur. Les manifestants ont également appelé le Premier ministre à trouver une solution urgente à ce dossier et à prendre une réelle initiative pour changer immédiatement le cadre des docteurs fonctionnaires, à travers un arrêté ministériel du Premier ministre qui intègre les docteurs fonctionnaires dans le statut des enseignants-chercheurs, tout comme le reste des docteurs fonctionnaires.
Les docteurs fonctionnaires ont tenu pour responsable, tous les acteurs de ce dossier, qui ont sous-estimé la valeur juridique du doctorat au Maroc et de ses titulaires, et ont insisté sur l’approche de politique hostile à la recherche scientifique et faisant reculer le Maroc.
Ils ont également exprimé leur rejet du mode de gestion des postes universitaires qui connaissent des violations majeures, car la plupart de ces postes sont posés sur la taille de certains noms, et c’est ce qui a fait des dizaines de recours contre eux, ce qui a rendu la situation du Maroc embarrassante en devant le système international, et fait de l’Université marocaine aujourd’hui une institution qui ne fait pas sa part.
Ahmed Achour
