lundi, 9 mars, 2026

Le Tourisme en Algérie n’est plus un choix mais plutôt une opportunité

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By: ABID Boubekeur
Le Tourisme en Algérie n’est plus un choix mais plutôt une opportunité

Par: ABID Boubekeur

Si l’Algérie avait su tirer profit de ses potentialités naturelles, le tourisme aurait été sa plus grande chance ! Encore plus porteuse que le pétrole, l’agriculture ou l’industrie.

 ’’Fausse ou vraie, cette affirmation mérite aujourd’hui plus que jamais réflexion et étude’’.

Le secteur touristique national peine encore à décoller, en raison de pesanteurs, notamment de la présence étatique encore importante, caractéristique de notre pays, alors que l’offre privée reste assez atomisée avec peu de moyens. La politique en matière de développement de l’activité touristique est restée en décalage par rapport aux pays voisins de la rive sud de la méditerranée, malgré les fortes potentialités naturelles et patrimoniales de nos différentes régions.

A court terme, ces pays offriront aux visiteurs internationaux les mêmes produits et les mêmes thèmes touristiques : tourisme d’affaires, mer, soleil, désert, thermalisme et thalassothérapie, pèlerinage, histoire et culture, sport et écologie. L’Algérie se doit de s’intégrer dans cette dynamique internationale, elle doit passer du statut de pays émetteur à celui de pays récepteur au moins avec ses compatriotes résident à l’étranger. Elle doit être mise en valeur par ses côtes littorales, ses montagnes, ses sites thermaux, ses plaines, ses forêts et ses hauts plateaux et aussi par son désert et ses paysages multiples. Elle regorge de richesses historiques et archéologiques qui méritent d’être découvertes.

‘’Point d’exotisme. Sans excès. Aucune exagération. L’Algérie sublime de tout son espace.’’

La montagne retient le souffle, la plaine provoque la détente, le Sahara achève le stress, la mer écume les rêves… Partout, l’esprit, l’âme se rencontrent et ne font plus qu’un.

L’évasion est telle que l’on voudrait le voyage sans retour. A l’Est, à l’Ouest, au Sud, au Nord, le pays livre une générosité sans conteste. Elle est plénitude et extase dans le labeur quotidien des montagnards. Elle est aussi entière dans la sagesse des gens du Sud. Elle est chargée de vie et de rêve chez les populations de l’Ouest. Elle est l’art, la raison des villes de l’Est.

Tous ces atouts lui permettent de devenir une destination primordiale de tourisme littoral, saharien, thermal, du tourisme vert ou encore des tourismes culturel, cultuel et historique.

Il est donc possible d’agir à travers le tourisme pour réduire le seuil de pauvreté dans notre pays. C’est pour cela, que le tourisme en Algérie n’est plus un choix mais plutôt une réelle opportunité pour notre économie.

Nous estimons à ce titre que l’état devrait donner plus d’attention à ce secteur tout en s’inspirant des expériences des pays voisins en vue de tirer un meilleur parti de leurs succès et surtout de leurs échecs. Nous sommes convaincu que le tourisme ne peut être que bénéfique dans un pays comme le nôtre, dès lors qu’il existe une synchronisation entre l’essor touristique, le développement de l’industrie en général et la PME/PMI/TPE en particulier, ce qui permettra inéluctablement une élévation du niveau de vie de notre population locale.

Nous sommes résolument convaincus qu’il n’est pas forcément dans la vocation de l’état de gérer une  Entreprise Touristique, mais que le rôle des pouvoirs publics est de mettre en place le cadre législatif, réglementaire et environnemental propice pour faciliter et encourager l’entrepreneuriat touristique pour l’ensemble des intervenants et operateurs. L’amélioration des recettes en devises pour le pays  ne doit plus être liée aux seules variations des prix des hydrocarbures sur le marché mondial. Cette situation mérite plus que jamais une attention toute particulière de la part de nos dirigeants, des partenaires sociaux, des hommes et des femmes d’affaires, de notre élite, et sans oublié cette  jeunesse pleine d’espoir et de conviction pour cette Algérie nouvelle tant souhaitez depuis la nuit des temps.

 Afin que ces initiatives aient les effets escomptés, le pays doit renforcer les mécanismes de coordination et de mise en œuvre, en réformant les pratiques de gestion des destinations, garantir la mise en œuvre de politiques touristiques durables, en modernisant les textes applicables, en adoptant des solutions numériques et mettre à profit les avantages de la transformation numérique, puisque la technologie continue d’avancer à grands pas, et elle change la donne tant pour les entreprises touristiques que pour les responsables publics. Avant toute prise de décision et toute mise en œuvre d’une politique touristique pour l’avenir, il faudrait bien faire une analyse critique de tout ce qu’il a été réalisé à ce jour. Le tourisme doit occuper une place de choix dans le développement de l’économie national. Il contribue grandement dans la création d’emplois, en particulier pour les femmes, les jeunes, les communautés rurales et les populations autochtones, et a de nombreux liens avec d’autres secteurs (Agriculture, Transport, BTPH, Télécommunication, High-tech, etc.…). Au niveau des administrations centrales et locales, le bricolage, l’activisme et le laxisme doivent disparaître et laisser la place à une réflexion saine et sereine pour l’élaboration et l’exécution des plans de développement touristique. Celles-ci doivent obéir à une vision lointaine de l’Algérie, en prenant impérativement en considération son histoire, sa culture et ses traditions. Une coordination entre les différents secteurs est plus que jamais nécessaire pour une gestion intégrée et durable, indispensable pour répondre aux aspirations des estivants et touristes dans leur quête d’un cadre naturel beau et équilibré, avec un service d’accueil touristique de qualité et accessible aux différentes catégories sociales.

Il s’agit surtout de sortir des dogmes politiques et régionalistes et d’en finir avec l’assistanat, les contraintes sociologiques, les divisions entre les wilayas et les calculs politiques. Le constat sur le terrain est alarmant, le comment faire pose problème, Il est temps de se débarrasser de cette fierté démesurée et mal placée.

 Si à travers le monde existent de nombreux lieux  magnifiques,  il est à noter que l’Algérie compte également de sites féériques et splendides à l’image de sa côte méditerranéenne, ses montagnes, ses plaines et son Sahara. Du pur bonheur ! On peut  ainsi se rendre compte de la richesse inégalée de l’Algérie !  Une richesse à la mesure du 10ème  plus grand pays du monde.

Les touristes du monde entier seraient ravis de visiter tous ces paysages naturels exceptionnels et ces lieux historiques uniques. A nous de créer les conditions pour les accueillir et tirer profit de ces richesses naturelles, historiques et culturelles.  C’est une manne pour l’état, les investisseurs et la population en générale.  Cela peut aussi contribuer à améliorer la qualité de vie des citoyens et ouvrir de nouvelles opportunités de coopération internationale. A nous de tirer parti de tous ces joyaux dont la nature nous a dotés.

 Il faut savoir que le développement de ce secteur est tributaire d’une offre compétitive, en terme de rapport qualité / prix. Les opérateurs du secteur doivent ainsi améliorer la qualité de service et avoir des prix attractifs comparables à ceux offerts par nos voisins. Avec des chambres d’hôtel hors de prix, des prestations où la qualité est la grande absente, c’est un pari juste impossible. Le tourisme, c’est une culture, c’est un savoir-faire que l’Algérie a laissé se perdre au fil des années. Il va sans dire qu’il y a un gros travail sur les mentalités et les comportements en interne, pour accepter l’idée de l’ouverture aux touristes étrangers et améliorer la qualité de service, et à l’international pour promouvoir la destination Algérie.

 Nous avons toujours soutenu qu’il ne peut pas y avoir de conquête touristique des marchés extérieurs, sans la sensibilisation de l’environnement à la mentalité touristique et sans un minimum de connaissance de l’Algérie par les Algériens eux-mêmes.  Les placards publicitaires de nos professionnels vantant les charmes d’ailleurs sont assez significatifs de l’indigence de nos esprits, de la faiblesse de nos idées et de la recherche de la facilité dans l’action et l’entreprise. Le challenge est ce savoir du comment développer l’image de marque de la destination Algérie tant recherchée.

 La nouvelle donne économique va conforter à notre avis, la place du secteur du tourisme comme un vecteur essentiel de développement stratégique et prioritaire pouvant être une alternative à la dépendance aux hydrocarbures. Le nouveau discours des pouvoirs publics de promouvoir désormais le tourisme peut augurer de perspectives intéressantes pour un secteur pourvoyeur de richesses, de plus-values économiques, d’emplois et une stabilité pour notre pays.  Remédier à la situation de sous-développement des régions profondes est sans doute, l’une des promesses les plus audacieuses sur laquelle se sont engagées les autorités politiques, à l’instigation de la Présidence de la République.

 L’industrie touristique aura un rôle  pour cet équilibre régional notamment pour les zones déshéritées et celles du grand Sud, même si la liste des avantages potentiels est impressionnante que peut dégager le secteur, il faut être conscient que l’activité touristique n’est pas la panacée universelle pour assurer sans difficulté la survie d’une économie.

Cette situation peut résulter d’un manque d’entreprises ou d’une disponibilité insuffisante de fonds pour lancer de nouvelles affaires. De ce fait, permettons aux privés d’apporter son soutien à l’état dans ces régions reculés en investissons dans le secteur touristique avec leur propre argent caché ! L’appui du secteur public concernera la mise en place d’une infrastructure capable d’accueillir les touristes nationaux et étrangers (signalisation, réseau routier, voie ferrée, aérodrome, etc.…….) et d’un climat d’affaire favorable à la création d’entreprises pour le développement d’un tourisme durable de ces régions.

L’activité touristique dans ces régions dépend fortement, en outre, de la coopération et de la participation d’autres secteurs existant sur ces lieux ou à créer, afin d’avoir notamment accès aux services et aux matériaux de base.

A notre simple avis, le département  qui nous semble la plus appropriée pour créer ce dynamisme dans ces régions lointaines convoitées et qu’on doit sécuriser, n’est que le Tourisme dans son ensemble par le biais de ses Directions, les entreprises, les banques, les centres de formation, l’université etc.…… en collaboration avec la population autochtone des régions ciblées et la population Touareg pour le grand Sud.

 La politique économique en générale et touristique en particulier qui devraient-être planifier au niveau de ces zones déshéritées, exige la collaboration des experts touristiques, des analystes de marché, des économistes, des planificateurs, des sociologues, des spécialistes en information sécuritaire, des urbanistes, des écologistes, des architectes, des ingénieurs intéressant les infrastructures, des Agronomes, des vétérinaires, etc.…. Il est donc indispensable d’adopter les méthodes managériales modernes et les nouvelles technologies qui sont à même d’aider à bénéficier pleinement de ce gisement économique.              

 Tout aussi importantes et pertinentes sont les mesures et recommandations qui doivent être proposées en urgence, à court, moyen et long terme en faveur de ce secteur stratégique, dont la mise en œuvre par les différents acteurs (État, opérateurs , partenaires sociaux, Organisations de la Société Civile, Collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers ,etc.…..) devrait avoir un impact décisif sur notre économie en générale.

 On peut se demander comment l’Etat compte garantir une bonne gouvernance territoriale en matière du tourisme ? Pour cela, nous pensons que la Cartographie touristique, doit  traiter les produits à quatre niveaux :

®    Les produits existants à réactualiser : il s’agit bien de produits pour lesquels la réactualisation est une nécessité (Mise à Jour).

®    Les produits récents, existants à une petite échelle et susceptibles de se développer.

®    Les produits de niche.

®    Les filières et secteurs porteurs à l’horizon 2030.

 On doit aussi identifier, les principaux stimulants de la mise en place des produits et les moyens les plus déterminants pour en assurer la réalisation. On doit centrer tous nos efforts en premier sur le tourisme domestique sans négliger le réceptif à moyen terme, pour une  offre touristique de la destination ALGERIE.

 La Cartographie des secteurs porteurs du Tourisme à l’horizon 2030 sera comme suit :

®    Compagnies Low-Cost, le Rail, les Aéroports régionaux, les transports en commun propres, notamment en milieu urbain ;

®    Palaces et hôtels haut de gamme avec SPAS et Loisirs intégrés. Résidences de tourisme ; Cuisine du terroir, commerces de loisirs de souvenirs et artisanats ;

®    Camping écologique avec cabanes en bois, roulottes, tentes canadiennes, et piscine paysagère. Gîtes et chambres d’hôtes à thème ;

®    Stations  thermales, de thalassothérapie et de remise en forme dans les villes d’eaux ;

®    Parcs de loisirs, parcs éducatifs avec des aquariums, parcs d’aventure, jeux de rôle, labyrinthe, Parcs naturels ; Les Parcs Zoologiques ;

®    Grands événementiels organisés dans des villes; conventions d’entreprises, séminaires shopping artisanal dans le cadre de séjours ; musées et  expositions  diverses ;

®    Croisières/bateaux à passagers ; Golf, Kayak, Montgolfière, Planétarium, Technopoles, Raid aérien et ULM ;  la pêche sous-marine, la chasse forestière et les randonnées.

 Ces propositions s’inscrivent résolument dans le moyen terme, et visent à suggérer des pistes de réponses très concrètes aux questions de fonds qui se posent ou vont se poser dans les grands secteurs d’activité de la branche tourisme pour préparer dans de bonnes conditions les années à venir. Elles visent autant à soutenir les efforts en faveur d’une adaptation dynamique et ciblée de l’offre, qu’à lever les freins et les blocages à la croissance de notre économie touristique. Les recommandations des Assises du Tourisme ainsi que d’autres séminaires et colloques traitant ce secteur doivent être prisent en considération.

Nous ajoutons à ces  différentes recommandations  quelques principaux axes qui ont retenus notre attention à savoir :

 AXE N°01 :

·       Améliorer la structuration de la filière touristique, et la reconnaissance de son rôle économique, social et stratégique. Il faut beaucoup des efforts pour faire reconnaître le tourisme comme branche dynamique de l’économie, source majeure de croissance, et comme une grande cause économique nationale.

·       Favoriser l’émergence d’un business community du tourisme à l’échelle national, véritable cellule de gouvernance stratégique, dont l’objet serait d’examiner les enjeux et défis de l’avenir, les conditions de développement à remplir, et les actions collectives à engager.

·       Mettre en place un groupe de travail sur les statistiques du tourisme, chargé de définir le « vrai nombre de touristes étrangers passant ou séjournant en Algérie».

·       Favoriser l’adaptation de l’offre et des produits, et renforcer leur compétitivité.

·       Favoriser le développement du low cost dans les différents maillons de la chaîne touristique: transport aérien/aéroport, transport ferroviaire, hébergements, activités, distribution…

·       Mettre en scène, les destinations touristiques, et stimuler une « attrayante urgence » de visite de la part des touristes étrangers.

·       Concevoir plus de produits autour de grands événementiels culturels et festifs.

·       Etablir une cartographie de « l’accessibilité tarifaire » des principales destinations de notre pays, pour mieux apprécier la compétitivité de notre offre.

·       Actualiser, les lois littorales et montagne, afin de concilier développement durable, et protection de l’environnement, et modernisation de l’offre touristique.

 AXE N°02 :

·       Rationaliser les efforts de la puissance publique. Les attributions des quatre niveaux (Gouvernement, Ministères, Wilayas, Directions) de compétences publiques en matière de tourisme sont si floues et si variables, que tous s’en occupent, mais de manière non coordonnée, et inadéquats au regard des logiques touristiques.

·       Faire une loi d’orientation du tourisme, précisant le rôle de chaque niveau de pouvoir, mettant en évidence les économies à réaliser et la dynamisation nationale du secteur.

·       Etendre le Plan qualité tourisme à toutes les activités, même non-caractéristiques, qui sont en contact avec les touristes: tous commerces en zones touristiques, musées et monuments…

·       Adopter des politiques régionales, et non nationales, de professionnalisation des offres et de formatage des produits pour favoriser leur commercialisation lointaine.

·        Valoriser les effets structurants des Wilayates par rapport à leur zone géographique d’influence en termes de consommation touristique, au sein de laquelle se développent des déplacements et visites à la journée, des courts et longs séjours, en particulier sous la forme d’itinéraires et de circuits touristiques.

·       Créer ou renforcer les collaborations entre les professionnels du monde de la culture, de l’Artisanat, et celui du tourisme.

·       Favoriser les initiatives et les actions en faveur du développement durable.

·       Aider les entreprises touristiques à mettre en place des démarches de haute qualité environnementale pour la création de nouveaux équipements ou la réhabilitation d’équipements existants : utilisation d’énergies renouvelables, réduction de la consommation d’eau, réduction des consommations électriques,

·       Favoriser l’expérimentation de nouveaux concepts innovants d’habitat touristique respectueux de l’homme dans son environnement.

·       Favoriser le développement de l’E-tourisme, et réduire la fracture numérique.

·       Faciliter l’accès au numérique multilingue pour l’ensemble des acteurs et des professionnels du tourisme.

·       La taxe de séjour fait partie des ressources collectées et gérées localement, et destinées au financement du développement touristique. Etudier la possibilité d’un élargissement de l’assiette de la taxe de séjour à d’autres catégories de prestataires bénéficiant du tourisme et autres que les hébergeurs tourismes, dans des zones à forte fréquentation d’excursionnistes.

 AXE N°03 :

·       Stimuler le développement de l’Hôtellerie, les Campings, les Parcs d’Attractions.

·       Soutenir le secteur de la restauration et l’Art culinaire.

·       Proposer des financements novateurs, et faciliter aux hôteliers l’accès à des crédits.

·       Développer le secteur des événements et rencontres professionnels.

·       Développer des offres innovantes associant tourisme d’affaires, patrimoine et identité des territoires.

·       Favoriser la création d’hôtels de conférences à proximité des grandes infrastructures de transport aériennes et ferroviaires.

·       Autoriser largement les ouvertures de magasins en soirée en zones touristiques.

·       Améliorer l’accueil dans les établissements culturels et y favoriser la compréhension et l’appropriation des lieux par le public.

·       Améliorer la relation visiteur/visité par la création, dans chaque ville touristique, d’un corps d’ambassadeurs chargés de l’accueil et de la facilitation du séjour des touristes. 

·       Allonger les horaires des transports publics (Bus, Taxis, Train, Métro, Tramway pendant le week-end), et augmenter par là même leur productivité. 

·       Favoriser le développement de l’ensemble des loisirs nocturnes

·       Définir une charte de bonnes pratiques portant sur l’environnement de l’animation des soirées : sécurité de la circulation, sécurité anti agressions physiques et vols, nuisances sonores, entretien des voiries,  mobiliers urbains, éclairage publique, etc…

·       Valoriser les métiers du tourisme et de l’hôtellerie restauration.

·       Sensibiliser les élèves, et de leurs parents, aux métiers du tourisme.

·       Lancer une campagne de communication sur les « métiers de l’hospitalité », avec les organisations professionnelles concernées. 

·       Créer un système de «formation continue» adaptée, notamment avec des modules sur l’accueil spécifiques.

 AXE N°04 :

·       Favoriser un meilleur équilibre entre protection de l’environnement littoral, et développement de nouveaux investissements touristiques et immobiliers, ciblés et maîtrisés, notamment pour les anneaux de plaisance.

·       Diversifier la montagne d’été et d’hiver.

·       Etudier la faisabilité de la création d’équipements aqualudiques dans certaines stations, afin de répondre aux nouvelles attentes des clientèles sportives.

·       Favoriser les efforts de Recherche & Développement dans la production de neiges de culture.

·       Lancer le tourisme de santé, les stations thermales, qui disposent d’un personnel médical et paramédical, pourraient jouer un rôle nouveau.

·       Au-delà des soins thermaux dispensés par les établissements, mettre en place des démarches d’information et de sensibilisation des curistes à leur affection, afin de compléter l’offre de soins proposée, et faire ou refaire de la cure un moment privilégié dans le traitement de leur affection.

·       Favoriser le développement de l’E-thermalisme, et développer de nouveaux services innovants d’information et de prévention, avant, pendant et après la cure.

·       Expérimenter de nouvelles offres immobilières dans les stations thermales, destinées aux clientèles seniors intégrant les apports de la domotique, de la télémédecine, et des services à la personne.

·       Dans une optique de diversification, favoriser la création de centres thermo-ludiques dans les stations thermales, comportant un espace aquatique de base avec bassin intérieur et extérieur chauffé, bains bouillonnants…, et un espace de bien-être/remise en forme avec personnel spécialisé : douche au jet, sauna, hammam, massages, soins esthétiques, phytothérapie…

·       Etudier l’opportunité de mettre en place une formation à la « restauration de santé » dans les écoles hôtelières et de cuisine.

·       Faciliter la délivrance de visas à des visiteurs étrangers. La venue en Algérie de touristes, est découragée par la lourdeur des démarches d’obtention de visas, et par le déficit fréquent d’efficacité et d’hospitalité de nos Ambassades et Consulats. 

·       Former les Ambassades et surtout les Consulats à reconnaître les candidats au tourisme en Algérie.

·       Mettre en place un tourisme solidaire par l’instauration du  chèque-vacances dans les administrations et les entreprises  pour l’ensemble des travailleurs. Cela participerait également à la désaisonnalisation de stations et équipements d’accueil. 

·       Négocier avec les caisses de retraite, et les organismes concernés, l’attribution de chèques vacances aux retraités disposant de faibles revenus.

·       Développer des stations touristiques globalement accessibles pour les personnes en situation de handicap avéré ou de handicap léger.

·       Favoriser la création de cartes de fidélités dans les stations touristiques, dans une logique d’amélioration de la qualité de services.

 L’avenir touristique est moins une fatalité qu’une construction réfléchie et étudiée.               Cette construction s’impose du reste puisque le tourisme nécessite des investissements longs dans l’hôtellerie, dans les parcs récréatifs, dans les campings et villages de vacances, dans les ports de plaisance. Investissements dont les fruits se récolteront encore dans vingt ou trente ans si dieu le veut. Le tourisme est un secteur très perméable et la préparation de son avenir se fait sous l’influence de différentes variables (Espaces, démographie, évolutions économiques, nouvelles technologies et nouveaux services à valeur ajoutée, pressions environnementales, marchés touristiques mondiaux, transports divers, crises diverses notamment sécuritaire, exigences de qualité, modes de financements, etc. …..).

 On ne le répétera jamais assez, l’environnement des affaires en Algérie a été, pendant longtemps, décourageant. Le Doing Business que publie la Banque mondiale confirme chaque année la position peu envieuse de notre pays. Les investisseurs ont besoin d’un cadre institutionnel stable, transparent, sécurisant et le moins possible discrétionnaire.

 Les investisseurs cherchent, au-delà de la profitabilité du projet, la stabilité législative et réglementaire, les sûretés juridiques, la qualité des institutions, etc.……… Tous ces obstacles relèvent de la question de la qualité de la gouvernance économique. Sous d’autres cieux, où le tourisme est une seconde nature, les opérateurs et investisseurs ne sont pas aussi marginalisés qu’en Algérie.

 Au regard de ces variables, les espaces de destinations et les filières de produits sont appelés à se conforter et à évoluer en s’adaptant à la réalité du terrain. L’avenir entrevu demeure globalement positif à condition de rester à l’écoute, pour anticiper toutes évolutions et adapter l’offre et les produits au marché Touristique.

 Par la diversité des secteurs analysés et mis en perspective à l’horizon de 2030, ce document  permet à chacun  élu, institutionnel ou professionnel, de se situer et d’identifier, dans les propositions énoncées, comment intervenir pour que le tourisme en 2030 en Algérie optimise ses ressources et maximise sa rentabilité. Certains effets attendus seront immédiats, d’autres plus lointains, mais ils participent tous d’une véritable vision à long terme sur la destination Algérie en 2030.

 Enfin, nous insistons sur l’importance de l’adhésion de la population pour réussir le développement économique du pays en générale et le tourisme en particulier. Sans cette adhésion populaire, l’Etat algérien ne pourra pas sortir le pays de la délicate situation actuelle marquée par l’une des crises financières et paralysie économique des plus importantes de l’histoire contemporaine du pays.

 Des questions restent en suspens quand même pour ce secteur  et  brûlent les lèvres :

Ø  Les opérateurs auront-ils la conviction nécessaire pour relever le défi ?

Ø  La réorganisation du secteur du tourisme ira-t-elle à son terme ?

Ø  La destination Algérie retrouvera-t-elle sa place comme pays récepteur ?

 Ces remarques et ces questions pertinentes, nous permettent d’affirmer que la planification touristique est, ni plus ni moins, que la traduction dans la réalité d’un processus décisionnel, à partir d’un but pour aboutir à un projet, qui est le développement touristique pour notre pays, ou tous les intervenants  du secteur auront le rôle prépondérant.

 En outre, Il faut doter le secteur du Tourisme et de l’Artisanat de moyens concrets de représentations à l’étranger, notamment au niveau de certaines capitales Occidentales, Moyen Orientales, Amérique du Nord / du Sud, le Sud Est Asiatique  et le Pacifique.

 Le rôle dévolu à ces missions, outre la représentation, est évidemment le lobbying , afin de « travailler les opinions publiques » des pays émetteurs classiques de touristes, de surveiller le comportement des institutions financières liées aux investissements touristiques et de leurs orientations, vers les types de destinations et structures, mais également d’en intéresser un grand nombre par le partenariat, pour les réalisations d’ensembles d’infrastructures intégrées, incluent tout ou partie des infrastructures générales ( les Routes, les Ports de plaisance, les Aéroports, le Rail, etc.…).

 En outre, la présence effective de ces représentations à travers des centres dits « MAISON ALGERIE« , révélera la véritable image du pays, par la correction des idées néfastes jusqu’à présent véhiculés soit par les médias, soit par une concurrence des autres pays prestataires dans le tourisme réceptif, situé dans la sphère géographique  à laquelle appartient l’Algérie. Cette représentation, assurera également le recueil des infos, analyses, etc.…, qui seront transmis à l’administration centrale chargée du secteur, pour situer les véritables objectifs recherchés, par une politique du tourisme, conforme aux desseins des opérateurs, qui manipulent les flux  du Marché International. Enfin, l’avantage d’une telle représentation, outre le mérite de défendre l’image de marque du pays, aura pour mission confidentielle, de prévenir l’administration centrale du choix des différentes opportunités offertes par les salons, foires et forums internationaux, au quels notre pays y participerait avec l’ensemble de ses atouts, en rapport avec le travail de fond déjà effectué auprès de leaders d’opinions et d’opérateurs acquis au préalables.

 L’installation de ces représentations se traduirait sur le terrain par un véritable travail de lobbying, l’assistance financière au fonctionnement du ces institutions, par l’ensemble des opérateurs  du tourisme Algérien (publics/privés) n’est pas à écarter, car elle accroîtra certainement leurs performances. Considéré, pourtant, comme l’une des véritables alternatives aux hydrocarbures, le secteur du tourisme peine à améliorer sa contribution au PIB. Or, sa contribution à la diversification économique passerait, bien évidemment, par l’exploitation au maximum toutes les potentialités que recèle notre pays. Par cette intervention, notre seul but est seulement de susciter un débat positif, pour nous permettre tous en question et ensemble, réussir demain l’Algérie touristique. Il est temps et opportun d’engager une profonde réflexion sur le devenir du tourisme en Algérie:

Sa politique, sa stratégie, sa philosophie. Il y est va de sa survie et son développement dans les années à venir. L’Algérie qui un  pays continent il doit s’ouvrir au Tourisme.

  » Le secret de tout art d’exprimer consiste à dire la même chose trois fois: on dit qu’on va la dire, on la dit, on dit qu’on la dite  »  Citation du philosophe  JEAN GUITTON.

ABID Boubekeur : Consultant (Ex Cadre du Tourisme)

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