Des compagnies marocaines d’assurance affiliées au makhzene, avec la collusion franco-espagnole, tentent de contrôler la branche espagnole d’assistance médicale et d’assurance automobile ici en Algérie, ont rapporté des sources à « Dzair Tube ».
Les mêmes sources ont indiqué que la société française AXA et l’espagnol mapfre assistancia ont vendu leurs succursales en Algérie à des sociétés marocaines affiliées au Makhzene, de la même manière que l’homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris a vendu sa cimenterie à la société française Lafarge en 2008 à l’insu de l’Algérie.
En avril 2022, Adlan Mecellem, directeur général d’Axa Algérie, annonça à partir de Dubaï sur son compte officiel sur Linkdin qu’axa assistance partners ait cédé la majorité de ses parts dans Axa Assistance à Maroc Assistance, pour l’ensemble de ses activités au Maroc et à travers l’Afrique, y compris l’Algérie .
A noter qu’Adlan Mecellem est un franco-algérien résidant à Dubaï aux Emirats Arabes Unis, fils d’un ex-haut responsable en Algérie, directeur fondateur d’AXA Algérie depuis sa création en 2009 jusqu’en 2017.
Quant à Maroc assistance, c’est une filiale de la plus grande compagnie d’assurance marocaine ; Wafa assurance, qui est directement affiliée à un holding d’investissement contrôlé par la famille royale marocaine, ajoutent les memes sources.
Depuis 2010, Axa assistance partners est devenu partenaire de Saa Assurance conformément à la règle 51/49, et la société Inter partner assistance (IPA) contrôle 42 % du marché algérien de l’assistance.
Depuis 2012, les compagnies d’assurances algériennes (CNMA, AXA ALGERIE, Saa, CAAT 35%, 15% CAAR, 45% CASH) ont contracté exclusivement avec la compagnie française AXA IPA.
Mapfre assistancia Afrique est présente en Algérie depuis 2010 et contrôle 45% du marché algérien, et est une filiale du géant espagnol mapfre assurance.
Depuis 2013, les compagnies d’assurances algériennes (CIAR GAM, SALAMA, AGLIG, 2a, caat, caar 30%, 55% cash, caat 25%) ont contracté exclusivement avec la compagnie espagnole mapfre assistancia africa.
En décembre 2021, la maison mère, mapfre assurance, a cédé 66% de ses actions à la Société marocaine d’assistance médicale (ISSAF MONDIALE ASSISTANCE MAROC), détenue par le groupe financier SAHAM FINANCE, par le ministre marocain de l’Economie et du Commerce, Moulay Hafid Elalamy, qui est très proche du roi. La cession comprenait les activités d’assistance médicale et de service de voiture, à l’exception des voyages au Maroc, dans toute l’Afrique et le Moyen-Orient.
De cette façon, le Makhzen veut obtenir un accès indirect au marché financier algérien avec la complicité française et espagnole, en plus de la présence d’informations sensibles et exclusives sur le parc national et la santé des millions d’Algériens, qui est devenue sous le contrôle du réseau d’information de ces deux sociétés affiliées au Makhzen marocain, est-ce donc considéré comme une insouciance des responsables algériens, ou s’agit-il de complicité ou d’incompétence.
Le marché de l’assurance maladie, de l’assistance médicale et de l’assurance automobile est estimé à environ 150 millions d’euros par an, et le Makhzen contrôle désormais 87 % de ses revenus, qui sont transférés directement en devises à l’étranger, notamment par des voies détournées, par des transferts aux succursales situé au Portugal pour travestir et effacer les traces. Le reste du marché est réparti entre 5 entreprises locales qui réalisent le même service avec une bonne qualité, avec une main d’œuvre purement algérienne et sans transfert de devises à l’étranger, à savoir : ALLO ASSISTANCE, ATA ASSISTANCE de l’Association Nationale d’Utilité Publique, Touring Club d’Algérie en partenariat avec Alliance Assurance, MAGH ASSISTANCE, RAYANE ASSISTANCE DZ, et SAADIA ASSISTANCE, et ces sociétés ont des contrats, même marginaux, avec certains concessionnaires locaux dans le domaine de l’assurance, tels que : ALLIANCE, ATA CAARAMA, TALA, GAM, ALGIG, CiAR, GIG, AGB, MACIR et une partie de CAAT CAAR.
En plus de tout cela, les sociétés marocaines sont en mesure de transférer plus de 130 millions d’euros annuellement au Maroc avec une collusion franco-espagnole, et en l’absence des responsables locaux, sans que les sociétés algériennes ne bénéficient du transfert de technologie ou de formation, et ces services sont devenus une vache laitière pour drainer le devise de l’Algérie et le transférer devant tout le monde, alors les autorités concernées vont agir pour mettre fin à de tels abus?
Certaines voix complices qui s’élèvent ici et là ont commencé à promouvoir des thèses telles que l’Algérie a été placée en dehors du cadre de ces transactions suspectes du Makhzen, avec omission ou complicité locale, mais la vérité irréfutable est autre.
Pourquoi les compagnies marocaines essaient-elles indirectement de contrôler le marché algérien de l’assurance et leur but est de prendre des informations sensibles sur la santé des algériens sans surveillance.
Pourquoi les responsables du secteur algérien des assurances négligent-ils de faire confiance aux réseaux d’information qui entretiennent une relation directe ou indirecte avec le Maroc à travers des réseaux situés en France, en Espagne et au Portugal, malgré la clarté de l’instruction présidentielle n°2 parue en mai 2021, qui a souligné la limitation de telles mesures de manière immédiate et urgente.
N’est-il pas temps d’examiner sérieusement ces transactions et de demander des comptes aux responsables qui prennent une direction qui contredit les intérêts de l’Algérie ?
Ahmed Achour
