lundi, 26 janvier, 2026

Les syndicalistes de la société pétrolière “Samir” tiennent le Makhzen et ses gouvernements pour responsables du démantèlement de la raffinerie et annoncent un sit-in de protestation

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Les syndicalistes de la société pétrolière “Samir” tiennent le Makhzen et ses gouvernements pour responsables du démantèlement de la raffinerie et annoncent un sit-in de protestation

Le bureau syndical unifié de la société Samir a annoncé l’organisation d’un sit-in de protestation, en réaction à la dégradation alarmante de la situation de la raffinerie, marquée par la détérioration dangereuse des unités de production, la perte continue des droits des salariés et l’érosion préoccupante du capital humain en compétences techniques et professionnelles dans un secteur vital et stratégique.

Dans un communiqué, le bureau syndical a mis en garde contre l’entrée de l’entreprise dans une phase d’extrême gravité, caractérisée par la disparition progressive des actifs matériels et le démantèlement de la structure productive, parallèlement à une situation sociale « asphyxiante » affectant aussi bien les travailleurs que les retraités, en l’absence de toute perspective claire de solution.

Les syndicalistes ont annoncé la poursuite de leur programme de lutte à travers l’organisation d’un sit-in de deux heures, le mercredi 11 février prochain, devant l’entrée principale de l’entreprise, pour protester contre ce qu’ils qualifient de « situation inconnue et opaque » dans laquelle Samir a été plongée, et pour alerter sur les lourdes conséquences sociales et économiques de la poursuite de cette trajectoire.

Les représentants syndicaux de Samir ont tenu les gouvernements successifs depuis 2015 pour directement responsables de l’aggravation de la crise, estimant que l’immobilisme, l’hésitation et le déni politique ont contribué à creuser les pertes. Ils ont appelé à lever tous les obstacles et à accélérer l’adoption d’un plan national de sauvetage de ce fleuron énergétique et industriel, garantissant la restauration du rôle stratégique du raffinage du pétrole au profit du Maroc.

Le communiqué souligne que le sauvetage de Samir passe, sans ambiguïté, par la récupération de l’ensemble des acquis économiques et sociaux liés aux industries de raffinage, sans exclure l’option du retour de l’État au capital de la raffinerie marocaine de pétrole, considérée comme un choix souverain pour la protection de la sécurité énergétique nationale.

Le syndicat a affirmé que l’exclusion de Samir de la carte énergétique du Maroc a engendré de graves déséquilibres dans les stocks et les prix des hydrocarbures, notamment dans un contexte international marqué par la montée des tensions géopolitiques et l’intensification des défis liés à la transition énergétique, estimant que la persistance de cette situation menace les intérêts stratégiques du pays.

Il a appelé à engager immédiatement, sans aucun atermoiement, la réhabilitation des outils de production et leur remise en exploitation avant qu’il ne soit trop tard, tout en adoptant un programme d’urgence visant à préserver ce qui reste du capital humain et des expertises nationales accumulées par Samir au fil des décennies.

Enfin, le syndicat a exhorté l’ensemble des parties concernées, au premier rang desquelles le syndic de la liquidation judiciaire, à respecter sérieusement les conclusions du dialogue social avec le syndicat le plus représentatif, à garantir aux salariés leurs droits en suspens — notamment ceux liés aux salaires et à la retraite — à corriger les dysfonctionnements organisationnels, à mettre fin à la logique de l’exception et à respecter les dispositions légales, réglementaires et conventionnelles en vigueur.

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