samedi, 17 janvier, 2026

L’État fantôme du MAK s’effondre : de l’illusion de Versailles à la farce de Facebook

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L’État fantôme du MAK s’effondre : de l’illusion de Versailles à la farce de Facebook

Le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) a, une fois de plus, mis à nu le vide de son projet séparatiste. Ce qui avait été annoncé en grande pompe comme une « déclaration historique d’indépendance » à Versailles ne s’est pas conclu par la naissance d’un État, mais par un communiqué de repli — précipité, défensif et imprégné de déni politique.

Loin d’être le résultat de pressions extérieures, l’interdiction prononcée par les autorités françaises relève d’une décision sécuritaire claire et assumée. La France a tracé une ligne nette : ni lieu, ni cérémonie, ni légitimité. Le message est sans ambiguïté : aucune tolérance pour une organisation qui tente de fabriquer une souveraineté sans territoire, sans peuple et sans reconnaissance.

Privé de mise en scène, le MAK s’est réfugié dans son registre habituel : la rhétorique complotiste. Les accusations de « pressions algériennes » n’ont servi qu’à masquer une réalité plus profonde. Classé officiellement comme organisation terroriste, le MAK constitue un risque sécuritaire, y compris dans des États qui se réclament de la liberté d’expression. Aucune capitale n’est disposée à cautionner une aventure séparatiste amateur dirigée depuis un exil volontaire.

Plus révélatrice encore est la prétention creuse du MAK à parler au nom du « peuple kabyle ». La Kabylie elle-même n’a manifesté ni mobilisation, ni soutien de masse, ni validation politique. La voix dominante de la région demeure résolument algérienne — plurielle dans ses opinions, unie dans sa souveraineté. Un mouvement sans rue, sans élites et sans légitimité sociale ne peut proclamer l’indépendance.

Le dernier acte a frôlé la parodie. L’indépendance, a annoncé le MAK, serait proclamée depuis un lieu tenu secret et diffusée en ligne. Dans cette fiction, l’État se réduit à un livestream, la souveraineté à un hashtag et l’histoire à une publication programmée.

Il ne s’agissait pas de la naissance d’une nation, mais de l’effondrement public d’une illusion. L’Algérie demeure un État souverain et uni, imperméable aux proclamations de papier émises depuis l’exil. Le MAK, quant à lui, poursuit sa descente dans l’isolement — plus bruyant dans la rhétorique, plus vide dans la réalité.

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