jeudi, 19 février, 2026

« L’insurrection Stora » face aux porte-voix de l’extrême droite française : quand l’histoire gifle la futilité des agendas d’influenceurs rémunérés

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« L’insurrection Stora » face aux porte-voix de l’extrême droite française : quand l’histoire gifle la futilité des agendas d’influenceurs rémunérés

La scène de colère de l’historien Benjamin Stora sur le plateau de France Info n’était pas une simple réaction académique passagère, mais une « séquence révélatrice » de la profondeur de la crise qui traverse les sphères médiatiques et politiques françaises à l’égard de l’Algérie. Lorsqu’un historien ayant consacré un demi-siècle à exhumer les douleurs de la mémoire — entre « crânes de résistants » et « influenceurs des réseaux » — se voit opposer par les médias français la seconde option, nous sommes face à une tentative méthodique de « dilution des enjeux souverains » et de transformation du conflit mémoriel en un « bruit numérique » dérisoire.

Fuir les « impératifs de mémoire »

L’insistance de l’animateur français à introduire le nom d’un « influenceur » fugitif et controversé, Amir DZ, dans un débat sur les relations bilatérales, constitue un aveu implicite d’incapacité à affronter les dossiers soulevés par Stora : essais nucléaires, disparus et crânes de résistants. Ce sont ces questions qui hantent le « lobby » français encore prisonnier d’un regard colonial sur l’Algérie, trouvant dans la « futilité » un refuge pour échapper aux impératifs d’excuses et de réparations morales et matérielles.

Les significations de la « gifle » de Stora à l’extrême droite française

Cet épisode intervient à un moment sensible où les relations algéro-françaises connaissent des tensions autour des dossiers mémoriels. L’« insurrection » de Stora — conseiller proche de l’Élysée sur ce dossier — signifie clairement :

  • L’échec de la politique d’« endiguement doux » : l’Algérie n’accepte plus les « demi-solutions » ni les contournements des dossiers lourds par la fabrication de polémiques marginales.

  • La mise à nu de la « fabrication d’opposition virtuelle » : l’allusion explicite de Stora aux « influenceurs de Dubaï » et aux avantages qui leur seraient accordés pour servir certaines agendas révèle la pertinence des mises en garde de l’État algérien contre des « guerres de quatrième génération » menées depuis des capitales où se croisent intérêts français et marocains pour déstabiliser l’intérieur.

L’histoire ne s’écrit pas avec des « likes »

Stora a réhabilité l’université et la recherche scientifique, en prononçant un verdict sévère mais juste : « l’influenceur n’est pas plus important que les crânes ». Message adressé à la France officielle : tenter de substituer au « dialogue d’État à État » un « investissement dans les influenceurs » est un pari perdant qui ne fera qu’élargir le fossé entre les deux pays.

L’Algérie d’aujourd’hui, par ses institutions et son poids régional, impose sa propre agenda : une agenda fondée sur la réciprocité et l’ouverture des dossiers occultés. Quant à ceux qui misent sur la « manipulation des consciences » via des écrans orientés, ils ont été désavoués par l’un des leurs, rappelant que des centaines de milliers de victimes ne sauraient être troquées contre une « tendance » éphémère ou un influenceur rémunéré.

Le masque est tombé sur certains médias français qui tentent maladroitement de « réduire » l’immensité de l’histoire de la Révolution algérienne à des figures caricaturales. La position de Stora constitue ainsi une victoire des faits que Paris cherche à enfouir, et confirme que la voie de la réconciliation avec l’Algérie passe par une « reconnaissance sincère » — non par la « fabrication de la futilité ».

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