Le vent de la discorde souffle sur la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). Alors que l’instance devait nommer un successeur à Walid Regragui après son départ, une crise de gouvernance vient d’éclater au grand jour. Fouzi Lekjaâ, président de la FRMF et figure centrale du football africain, a vu l’une de ses décisions majeures bloquée par les plus hautes autorités du pays.
Le veto royal sur Jorge Sampaoli
Selon plusieurs sources concordantes, Fouzi Lekjaâ avait jeté son dévolu sur l’Argentin Jorge Sampaoli. Un accord de principe avait même été trouvé avec l’ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille pour une mission de « pompier de service » jusqu’à la Coupe du Monde 2026.
Cependant, le Palais Royal a opposé une fin de recevoir catégorique. Le roi Mohamed VI aurait personnellement mis son veto à cette nomination, obligeant la fédération à changer radicalement de stratégie. Ce désaveu public marque un tournant, alors que Lekjaâ a longtemps bénéficié d’une carte blanche quasi totale pour gérer les affaires du football national.
Mohamed Ouahbi, le choix par défaut ?
Face à cette intervention souveraine, la FRMF s’est finalement tournée vers une solution interne. C’est Mohamed Ouahbi, actuel sélectionneur des U20 et récent champion du monde de la catégorie, qui a été désigné pour reprendre les rênes des Lions de l’Atlas. Si ce choix valorise la formation marocaine, il souligne surtout l’échec du « profiling » initial tenté par Lekjaâ.
Une fin de règne pour le système Lekjaâ ?
Ce revers intervient dans un contexte de fragilité pour le patron du football marocain. Les répercussions de l’échec lors de la CAN 2025 à domicile, marquée par une finale perdue contre le Sénégal, pèsent lourdement sur son bilan.
Longtemps intouchable, Fouzi Lekjaâ semble aujourd’hui perdre de son influence. En cumulant les erreurs stratégiques et les tensions diplomatiques au sein de la CAF, sa gestion est de plus en plus contestée, suggérant que le contrôle total qu’il exerçait sur la balle ronde au Maroc appartient peut-être désormais au passé.
