La zone frontalière avec l’Algérie, à « Bine El Jraf », a été le théâtre d’une manifestation de protestation à laquelle ont pris part des dizaines de citoyens, pour dénoncer le hissage du drapeau israélien à proximité de la frontière. Un acte qualifié de provocation grave portant atteinte aux sentiments nationaux, et accompagné d’appels à l’abandon de la normalisation et à l’annulation de tous les accords qui y sont liés.
Les manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens et scandé des slogans de soutien au peuple palestinien et de rejet de la normalisation. Certains ont également brûlé le drapeau de l’entité israélienne, dans un geste symbolique exprimant le rejet populaire croissant de toutes les formes d’infiltration sioniste.
Le Groupe d’action nationale pour la Palestine, l’une des instances appelant à cette mobilisation, a affirmé que le fait de hisser le drapeau israélien constitue une « scène criminelle aux contours évidents », réunissant une violation flagrante de la souveraineté nationale et une atteinte à l’identité du peuple marocain, à son histoire et à ses positions constantes en faveur des causes de la nation, au premier rang desquelles la cause palestinienne.
Dans une allocution prononcée lors de la manifestation, le groupe a condamné le fait que des individus aient agité le drapeau israélien et scandé des slogans glorifiant l’entité sioniste, face à la scène opposée de l’autre côté de la frontière où flottait le drapeau palestinien. Il a estimé que ce qui s’est produit constituait une provocation directe et délibérée envers les sentiments des Marocains, alimentant la colère populaire et le rejet national.
Les manifestants ont souligné que ces images « honteuses » portent atteinte à la réputation des Marocains et sont en totale contradiction avec l’histoire militante du peuple marocain, reconnu à l’échelle internationale pour son rejet du sionisme et son opposition à l’occupation. Ils ont tenu pour responsables, sur les plans politique et moral, les parties ayant permis de tels agissements.
Le Groupe d’action nationale a précisé que les personnes ayant hissé le drapeau israélien ne sont pas marocaines, mais appartiennent à une « délégation sioniste » entrée sur le territoire national sous couvert de tourisme, conduite par un officier militaire israélien nommé « Abraham Avizmir ». Ce dernier aurait déjà organisé des visites similaires et pris des photos provocatrices avec le drapeau israélien dans plusieurs régions, notamment dans l’Oriental, dans le but de les exploiter à l’étranger comme une prétendue expression de la position des Marocains.
Le groupe a insisté sur le fait que le peuple marocain et ses forces vives n’accepteront ni la déformation de l’image du pays, ni l’atteinte à sa souveraineté, ni la fabrication d’un climat de tension ne servant que des agendas de division et de chaos que l’entité israélienne cherche à alimenter dans la région maghrébine.
La manifestation a affirmé que la normalisation officielle constitue la cause fondamentale de cette série de provocations et d’atteintes répétées, estimant que la poursuite des relations de normalisation ouvre la voie à des intrusions portant atteinte à la sécurité symbolique et souveraine du pays.
Les participants ont enfin appelé à l’annulation de l’ensemble des accords de normalisation, à l’élévation du niveau de vigilance populaire et officielle face à toutes les formes d’infiltration sionisto-normalisatrice, et ont exigé l’ouverture d’une enquête urgente sur les faits survenus dans la zone frontalière, ainsi que l’application des sanctions nécessaires à l’encontre des personnes impliquées dans cette « grave atteinte à la souveraineté nationale ».
