samedi, 14 février, 2026

Négociations de Madrid sur le Sahara occidental : l’Algérie et la Mauritanie en qualité d’observateurs, Rabat face à l’épreuve du réalisme politique

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Négociations de Madrid sur le Sahara occidental : l’Algérie et la Mauritanie en qualité d’observateurs, Rabat face à l’épreuve du réalisme politique

Les 8 et 9 février, le siège de l’ambassade des États-Unis à Madrid a accueilli une nouvelle série de pourparlers directs entre le Royaume du Maroc et le Front Polisario au sujet du conflit du Sahara occidental. Ces discussions se sont tenues sous l’égide américaine, en présence de l’Algérie et de la Mauritanie en tant qu’observateurs.

Selon une source officielle proche du dossier, certaines lectures médiatiques marocaines de ces négociations « ne reflètent pas fidèlement la réalité de leur déroulement », soulignant que leur présentation comme consacrant certaines thèses « ne correspond pas au fait qu’il s’agit avant tout de négociations directes entre les deux parties au conflit ».

La même source indique que le Maroc, dont le discours politique et médiatique qualifie régulièrement le Front Polisario en des termes sévères, se retrouve aujourd’hui engagé dans des discussions directes avec ce dernier, ce qui poserait, selon elle, des défis internes en matière de gestion du discours officiel.

« La réalité est qu’il s’agit de négociations directes entre le Royaume du Maroc et le Front Polisario sur l’avenir du Sahara occidental », affirme la source, précisant que l’Algérie, à l’instar de la Mauritanie, participe à ces pourparlers en qualité d’observateur, en raison de leur statut de pays voisins concernés par les répercussions du conflit, sans être parties prenantes directes aux négociations.

Elle ajoute que, quelle que soit la diversité des initiatives et des médiations, le règlement du conflit reposera inévablement sur un principe fondamental : seule une négociation directe entre les parties concernées pourra déboucher sur une solution. Les discussions de Madrid s’inscriraient ainsi dans cette logique, avec un dialogue direct encadré par une facilitation internationale.

Cette nouvelle séquence intervient dans un contexte régional et international en mutation, marqué par des efforts renouvelés pour relancer le processus politique onusien, alors que les visions divergent quant à la nature et aux modalités du règlement final.

Si l’Algérie et la Mauritanie maintiennent leur position d’observateurs, l’enjeu principal demeure la capacité des deux parties centrales à faire avancer les discussions vers une approche pragmatique susceptible d’ouvrir une perspective politique à un conflit qui perdure depuis des décennies.

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