La région d’El Kelâa des Sraghna vit au rythme d’une vive effervescence militante suite à l’annonce de condamnations judiciaires qualifiées de « sévères et injustes » à l’encontre des fils du douar « Ouled Er-Rami ». Leur seul crime : avoir défendu leur droit constitutionnel à un environnement sain et manifesté pacifiquement contre un projet de station de concassage de pierres menaçant leur stabilité sanitaire et écologique. Ces développements approfondissent le mécontentement populaire et révèlent, une fois de plus, le visage répressif du Makhzen, qui privilégie le langage de l’incarcération et de l’intimidation au détriment de l’écoute des revendications légitimes des citoyens.
Des peines vengeresses contre le droit de manifester pacifiquement
L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) a exprimé sa profonde indignation face à la condamnation des manifestants à un an de prison ferme assorti d’amendes, considérant que ces verdicts sont dépourvus des normes minimales d’un procès équitable. Ce qui suscite l’étonnement et la suspicion, c’est l’arrestation de plusieurs condamnés quelques heures avant tout affrontement ; l’un d’eux passait même un examen universitaire au moment des faits. Cela confirme que les poursuites ont été orchestrées à l’avance pour liquider le mouvement écologiste du douar et servir les intérêts des propriétaires influents du projet.
Stations de désolation : Quand la stabilité des habitants est sacrifiée aux courtiers de l’immobilier
Les habitants d’« Ouled Er-Rami » rejettent l’implantation de cette station de concassage en raison de ses dommages graves sur les ressources économiques, sociales et environnementales de la région. Cependant, les autorités du Makhzen, au lieu d’ouvrir une enquête sur les licences de ce projet entourées de doutes sérieux, ont choisi de protéger les lobbies de la rente en jetant la jeunesse en prison. Cette politique d’arrestations arbitraires reflète une stratégie systématique visant à confisquer le droit de protester, laissant la population et les terres à la merci de projets d’investissement sauvages qui ne font aucun cas de la santé humaine ou de l’équilibre naturel.
Solidarité militante élargie pour exiger réparation
Les instances de défense des droits humains et démocratiques ont lancé des appels à l’unification des efforts pour dénoncer les violations et les abus subis par les détenus et leurs familles. Les revendications sont aujourd’hui claires : libération immédiate de tous les détenus, arrêt des poursuites malveillantes et ouverture d’une enquête transparente sur les conditions d’octroi de la licence de cette carrière. L’obstination à occulter le langage du dialogue au profit du bâton de l’autorité ne fera qu’envenimer la situation et ne dissuadera pas les habitants de continuer à plaider pour leur dignité et leur terre, victimes de pillage et de défiguration systématique.
Conclusion
Ces condamnations implacables indiquent que la « justice » au Maroc est désormais utilisée comme un outil de contrôle sécuritaire pour réduire au silence les voix opposées à la corruption des lobbies locaux. Sacrifier l’avenir de la jeunesse d’« Ouled Er-Rami » pour une station de concassage est la preuve irréfutable que la dignité du citoyen marocain est le cadet des soucis du système du Makhzen. Le message international aujourd’hui est que la « stabilité sociale » ne se construit pas par l’intimidation et la fabrication de chefs d’accusation, mais par une justice réelle qui rend justice aux victimes et protège les droits des générations futures sur leur terre et leur environnement.
