Saida Neghza, président de la Confédération générale des entreprises algériennes, a expliqué que pour créer une atmosphère propice à l’investissement, la confiance doit être rétablie entre l’investisseur et le responsable, soulignant la nécessité d’amender la loi sur les investissements pour sortir de l’impasse dans ce domaine, afin de protéger l’investisseur des obstacles bureaucratiques qui se dressent sur son chemin.
Neghza a dénoncé, lors de son apparition sur Ennahar TV, dans l’émission « Questions », le comportement négatif de certains responsables qui négligent les dossiers des investisseurs pendant une période pouvant dépasser cinq ou six mois, sans se donner la peine d’étudier leurs dossiers et répondre ensuite à leurs demandes, et meme de s’abstenir de délivrer un accusé de réception pour les dossiers déposés chez eux.
La femme d’affaires a souligné qu’un tel comportement anormal sape la confiance de l’investisseur, et conduit à sa perte d’espoir d’investir en Algérie, appelant à mettre fin à ces pratiques qui traduisent un traitement inapproprié avec l’investisseur, « qui apparaît comme un criminel pour les responsables ».
La présidente de la CGEA a ajouté que les investisseurs souffrent beaucoup de la bureaucratie administrative afin d’obtenir des crédits pour leurs investissements, ainsi que pour bénéficier de prêts bancaires, obligeant nombre d’entre eux à autofinancer leurs projets avec leur propre argent.
L’intervenante a souligné qu’il existe d’autres problèmes qui entravent l’opération d’investissement, tels que le manque dans les assiètes immobilieres, pour lesquels les investisseurs paient d’énormes sommes d’argent pour leur possession, de diverses installations nécessaires telles que l’eau, l’électricité et le gaz, se demandant comment un investisseur qui rencontre de telles difficultés et obstacles peut investir en Algérie.
Ahmed Achour
