Les autorités algériennes, en coopération et coordination avec les autorités espagnoles, ont récemment déjoué une tentative de vente d’un ensemble de biens immobiliers de l’homme d’affaires et ancien dirigeant du Forum des chefs d’entreprises, Ali Haddad, opération qui s’est déroulée grâce à des accords de coopération judiciaire et sécuritaire entre l’Algérie et Madrid.
Selon des informations publiées par le journal El-Khabar sur cette affaire, des parties liées à l’homme d’affaires Ali Haddad, qui se trouve à la prison de Tazoult à Batna, ont tenté de conclure des contrats pour la vente de 3 hôtels lui appartenant en Espagne.
La source a ajouté que les accords ont été contrecarrés au bon moment après que les autorités compétentes des deux pays ont pris connaissance et sont intervenues pour arrêter l’opération et le saisir conformément aux stipulations des accords conclus entre les deux pays.
Il convient de rappeler simplement que la législation algérienne interdit ce genre de tran-saction qui supposerait en amont une série d’actes délictuels, en rapport avec l’usage et le transfert illégal de la devise. Dans ce cas de figure, le délit est aggravé par l’ampleur de la fraude qui a permis à un seul homme d’acquérir 3 établissements hôteliers en activité, dont l’un compte parmi les plus prestigieux de la péninsule Ibérique.
Les autorités algériennes ont commencé à enquêter sur l’affaire pour trouver les parties qui ont facilité la documentation de l’autorisation de Haddad depuis l’intérieur de la prison, son transfert à l’étranger et l’initiation des ventes.
Il est à noter que le procureur du tribunal de Sidi M’hamed à Alger a ouvert une information judiciaire en septembre 2020 concernant le transfert par Haddad de 10 millions de dollars à un bureau de relations publiques américain soupçonné d’avoir été chargé de tenter d’influencer les décisions de la justice.
Haddad poursuit un grand nombre d’affaires liées à la corruption. Il a été arrêté fin mars 2019 alors qu’il tentait de fuir vers la Tunisie et des condamnations judiciaires ont été prononcées à son encontre, dont 12 ans de prison.
Ahmed Achour
