Les récentes déclarations d’Ismaïl Mira, député de la wilaya de Béjaïa et fils du martyr symbole Abderrahmane Mira, ont marqué la scène nationale. Il a révélé des faits jugés graves concernant le mouvement terroriste « MAK », tout en annonçant sa démission définitive du parti du Rassemblement National Démocratique (RND).
Dénonciation du triangle : MAK, Makhzen et l’entité sioniste
Lors d’une intervention sur la télévision algérienne, Ismaïl Mira a exposé des « plans subversifs » menés par le mouvement MAK et son chef, Ferhat Mehenni :
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Accusation de trahison : Mira a affirmé que Ferhat Mehenni possède la nationalité et la carte d’identité sionistes, le qualifiant d’agent direct de l’entité.
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Entraînements militaires : Le député a révélé que des membres du MAK reçoivent des formations militaires au Maroc et que certains d’entre eux seraient actuellement basés à Tel-Aviv.
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Actes de sabotage : Il a accusé l’organisation terroriste d’être à l’origine des incendies de forêt, ainsi que de la destruction de réservoirs d’eau et de stations électriques, agissant sur ordres directs de Mehenni.
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Engagement patriotique : Ismaïl Mira s’est dit prêt à reprendre les armes pour combattre cette organisation, rappelant son engagement contre les groupes terroristes durant les années 90.
Démission du RND : Une rupture avec la « dérive » du parti
En parallèle, Ismaïl Mira a officialisé son départ du RND, justifiant sa décision par ce qu’il appelle la « détérioration systématique » de la formation politique :
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Déviation idéologique : Il estime que le parti s’est dangereusement éloigné de ses valeurs fondatrices et de sa ligne politique originelle.
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Crise de gouvernance : Le député a dénoncé l’absence de démocratie interne, les pratiques d’exclusion et les nominations arbitraires de cadres n’ayant aucun passé militant significatif.
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Intégrité menacée : Il a souligné que la désignation de personnes faisant l’objet de « lourds soupçons » à la tête du secrétariat de wilaya de Béjaïa portait atteinte à l’honneur des militants.
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Appel au sursaut : En rompant tout lien avec le parti, Mira a appelé les militants intègres à se soulever contre ce qu’il qualifie de « détournement du parti ».
Par ce double geste, Ismaïl Mira se positionne à la fois comme un défenseur de la souveraineté nationale face aux menaces extérieures et comme un opposant frontal à la « médiocrité politique » qu’il perçoit au sein des structures partisanes traditionnelles.

