L’Algérie franchit un nouveau jalon dans le renforcement de ses capacités de production automobile nationale. Le projet General Plastic Injection (GPI) est entré dans la phase d’installation de ses équipements industriels et de ses lignes de production, ouvrant la voie au lancement de la production commerciale prévu pour septembre prochain. Ce projet phare s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de relance industrielle par l’augmentation du taux d’intégration locale, le transfert technologique et la réhabilitation des actifs industriels confisqués.

Cette avancée fait suite au lancement officiel des travaux de réalisation par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, lors d’une visite de travail dans la wilaya de Tissemsilt le 29 avril 2026, agissant au nom du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Le projet s’intègre dans le programme élargi du gouvernement visant à récupérer les biens industriels confisqués par la justice pour les réintégrer dans l’économie nationale en tant qu’unités de production viables.

Selon le holding public Algeria Chemical Specialities (ACS), qui supervise le projet, les travaux progressent conformément au calendrier d’exécution et entament désormais une phase décisive en prévision de la mise en service de l’usine. ACS attribue ce progrès remarquable à la coordination efficace de l’ensemble des parties prenantes, notamment les équipes d’ingénieurs et de techniciens de GPI sous la direction du Président-Directeur Général de l’entreprise.

Souveraineté industrielle et réduction de la facture d’importation
Située dans la commune de Khemisti, au niveau de la zone industrielle de Sidi Mansour (wilaya de Tissemsilt), l’usine est spécialisée dans la fabrication de composants plastiques et d’accessoires pour l’industrie automobile. Ce complexe permettra d’approvisionner les chaînes logistiques locales et de soutenir le développement progressif d’une industrie automobile nationale intégrée.
Pour les pouvoirs publics, cette infrastructure répond à des objectifs économiques majeurs :
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L’élévation du taux d’intégration nationale dans la filière automobile.
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La réduction de la facture d’importation par la substitution de composants fabriqués localement aux produits importés.
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Le transfert de technologies et le développement d’une expertise industrielle spécialisée.
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La création d’emplois directs et indirects pour les ingénieurs, techniciens et ouvriers de la région, stimulant ainsi le développement socio-économique local.

Une dynamique de réformes et de partenariats
Lors de sa visite en avril dernier, le Premier ministre Sifi Ghrieb avait inspecté les futures installations et assisté à une exposition présentant les composants automobiles qui seront produits sur le site. Il avait alors réaffirmé l’engagement du président Tebboune à rebâtir la base industrielle de l’Algérie en soutenant l’investissement productif et en améliorant la compétitivité de l’économie nationale. En marge de cette visite, plusieurs accords avaient été signés pour développer l’industrie des composants automobiles et renforcer les partenariats technologiques.
Le projet GPI illustre la volonté de l’Algérie de diversifier son économie hors hydrocarbures en s’appuyant sur la localisation des chaînes de valeur. Au-delà de la mise en service d’un nouveau complexe, cette usine incarne la transformation d’actifs industriels jadis inactifs en entreprises productives, capables de générer de la valeur ajoutée et de poser les fondations d’une économie manufacturière résiliente.

