La machine de répression au Maroc cible à nouveau les icônes féministes et les militantes des droits de l’homme, alors que la détenue politique Saïda El Alami mène une grève de la faim illimitée à l’intérieur de la prison locale d’El Jadida, pour protester contre la « torture psychologique et physique » et le harcèlement systématique qu’elle subit. Cette escalade, qui survient quelques mois seulement après sa réarrestation suite à une « grâce » de courte durée, place les autorités marocaines devant une responsabilité pénale et historique concernant la vie d’une militante dont le seul crime est d’avoir exprimé des opinions critiques envers le système de gouvernance.
La politique de la « porte tambours » : la grâce royale comme piège d’appât
L’affaire Saïda El Alami incarne la politique de la « porte tambours » adoptée par le Makhzen envers les opposants d’opinion ; après avoir quitté la prison en vertu d’une grâce en juillet 2024, elle s’est rapidement retrouvée à nouveau derrière les barreaux sous des accusations préfabriquées liées à l’outrage envers les institutions et la justice. Ce contournement des décisions de grâce prouve que leur but est d’absorber temporairement la colère internationale, avant de revenir au règlement de comptes avec les voix qui refusent le silence ou le recul par rapport à leurs positions de principe.
Derrière les barreaux du despotisme : un cri contre les pratiques humiliantes
L’Instance marocaine de soutien aux détenus politiques (ASDP) et la famille d’El Alami confirment que les conditions de détention au sein de la prison d’El Jadida se sont transformées en une vengeance systématique ; la militante est soumise à des provocations quotidiennes visant à briser sa volonté. Le recours d’El Alami à la bataille des entrailles vides est l’ultime refuge pour dénoncer les pratiques répressives qui se déroulent dans des chambres obscures, loin des yeux des organisations de défense des droits de l’homme, ce qui pulvérise tous les mensonges officiels sur la conformité des prisons marocaines aux conventions internationales des droits de l’homme.
Appels pour sauver une vie et arrêter le génocide moral
Les voix des défenseurs des droits de l’homme s’élèvent pour réclamer la libération immédiate d’El Alami et de tous les détenus politiques qui font face à des sentences vengeresses (atteignant 3 ans de prison ferme pour El Alami). Le fait que la famille impute l’entière responsabilité de son intégrité physique aux autorités concernées reflète l’ampleur du danger qui guette sa vie, au milieu d’un silence de mort des conseils officiels des droits de l’homme affiliés au pouvoir. Le message aujourd’hui est clair : la vie de Saïda El Alami est une responsabilité qui pèse sur la conscience mondiale, laquelle doit agir pour arrêter ce génocide moral et physique des militants.
Le calvaire de Saïda El Alami a prouvé que le Makhzen ne supporte plus l’existence de voix libres, même sous liberté conditionnelle ou grâce fictive. L’insistance à persécuter les militantes et à les soumettre à des conditions inhumaines est une preuve de l’incapacité du système à affronter l’argument par l’argument, et de son recours à la matraque carcérale comme seul outil de gouvernement. Le message international aujourd’hui est que les entrailles vides de Saïda El Alami sont plus fortes que vos barreaux, et que l’histoire retiendra que la grâce au Maroc n’est rien d’autre qu’un court repos du guerrier avant un nouveau cycle de répression systématique.
