jeudi, 16 avril, 2026

Crise de l’Enseignement au Maroc : Le Syndicat du Primaire défie le Makhzen et appelle à une manifestation le 17 avril

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Crise de l’Enseignement au Maroc : Le Syndicat du Primaire défie le Makhzen et appelle à une manifestation le 17 avril

Face à l’arrogance d’un système qui privilégie la manœuvre politicienne au détriment de la dignité sociale, le Syndicat National des Professeurs de l’Enseignement Primaire (affilié à la FNE) a décidé de porter le fer au cœur du pouvoir. Une manifestation nationale doublée d’un sit-in d’avertissement devant le ministère de l’Éducation nationale est prévue pour le vendredi 17 avril.

Le refus du « Bazar » politique du pouvoir

Le syndicat dénonce vigoureusement la tentative du gouvernement de « façade » de transformer les droits légitimes des enseignants en une simple marchandise négociable dans des dialogues centraux opaques. En refusant ce qu’il qualifie de « troc politique », le mouvement syndical met à nu la stratégie du Makhzen visant à vider les revendications de leur substance tout en maintenant une image de réformateur à l’international.

L’échec cuisant de la gestion makhzénienne

Cette mobilisation démasque le cynisme des autorités marocaines qui continuent de geler les indemnités destinées aux zones reculées, aggravant ainsi les disparités spatiales et l’injustice sociale. Le syndicat exige le règlement immédiat du dossier des indemnités complémentaires, refusant la politique de « procrastination » devenue la marque de fabrique d’une administration qui traite les enseignants comme des variables d’ajustement budgétaire.

Réduction du temps de travail : Un cri contre l’épuisement

Outre les revendications financières, le syndicat s’insurge contre l’épuisement physique et psychologique des enseignants, réclamant une réduction du temps de travail. Ce cri de colère, symbolisé par le port du « brassard de l’indignation » le 17 avril, est une réponse directe à un régime qui investit davantage dans les dispositifs de contrôle que dans l’épanouissement des cadres de l’école publique.

La rue marocaine s’apprête à témoigner, une fois de plus, de la rupture consommée entre une base enseignante spoliée et un pouvoir qui ne survit que par la diversion et la répression des acquis sociaux.

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