Dans une nouvelle tentative qui reflète l’ampleur du désespoir et de l’impasse dans lesquels se trouve le régime du Makhzen marocain sur la scène internationale, ainsi que le recul de ses thèses expansionnistes face à la fermeté de la diplomatie algérienne et à la justice de la cause sahraouie, l’appareil sécuritaire et propagandiste de Rabat s’est activé pour préparer un débarquement suspect visant le Forum Social Mondial dans sa 17ème édition, prévue à Cotonou, en République du Bénin, du 4 au 8 août prochain.
Le régime du Makhzen a mobilisé environ 15 associations et organisations marocaines hybrides, les poussant à participer à ce rassemblement mondial qui se tient cette année sous le slogan « Un autre monde est possible », dans un contexte international et régional tumultueux. Il tente ainsi d’exploiter les ateliers et les sessions du forum pour briser l’isolement diplomatique qui lui est imposé, promouvoir ses thèses fallacieuses concernant le Sahara Occidental occupé, et propager sa victimisation fabriquée contre l’Algérie.
Piratage de l’espace altermondialiste pour faire passer l’agenda de l’occupation et de la normalisation
Le Forum Social Mondial représente, depuis sa fondation en 2001 à Porto Alegre au Brésil, une tribune mondiale intègre pour les forces opposées au libéralisme sauvage et aux choix capitalistes incarnés par le Forum de Davos. Cependant, le régime du Makhzen — qui se veut le bon élève du libéralisme effréné et se trouve structurellement inféodé aux agendas de normalisation et d’alliance sécuritaire avec l’entité sioniste — n’a éprouvé aucun scrupule à tenter de pirater cet espace humanitaire pour le transformer en un théâtre de propagande coloniale.
La fiche technique du forum révèle que l’édition du Bénin comprend plus de 200 sessions et ateliers traitant de la justice sociale, du climat et du droit humanitaire. Ce sont ces thématiques précises que le Makhzen cherche à vider de leur substance à travers le déploiement d’associations fictives et inféodées aux services de renseignement, qui n’ont de la société civile que le nom, dans le but de parasiter les victoires juridiques et diplomatiques successives de la cause sahraouie au sein des instances internationales et africaines.
Démantèlement de l’armée des marionnettes associatives : Des façades de droits de l’homme au rang d’informateurs
La nature et le profil des quinze associations poussées par le Makhzen vers Cotonou démontrent qu’elles sont des bras fonctionnels façonnés dans les officines des services de renseignement marocains, les rôles ayant été répartis entre elles pour cibler l’Algérie et la République Sahraouie à travers des axes bien définis :
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L’axe de ciblage de l’Algérie : Il est dirigé par une organisation suspecte nommée « Le Rassemblement des Marocains victimes d’expulsion arbitraire de l’Algérie », une vitrine fonctionnelle créée spécifiquement pour décocher des flèches contre l’Algérie et fabriquer un préjudice historique, dans une tentative désespérée d’exporter les crises internes brûlantes du Maroc et d’occulter le fait que l’Algérie se place au-dessus des querelles de voisinage pour se concentrer sur son édification souveraine.
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L’axe de légitimation de l’occupation : Il est représenté par ce qu’on appelle « L’Union des étudiants des provinces du Sud au Maroc », une organisation écran regroupant des éléments fidèles au Makhzen qui prétendent faussement représenter la jeunesse sahraouie, afin de promouvoir la thèse de l’autonomie cliniquement morte et de contourner la réalité de la répression policière imposée aux véritables militants sahraouis à Laâyoune et Dakhla occupées.
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L’axe d’infiltration et de camouflage partisan et académique : À travers la propulsion de façades pseudo-universitaires, médiatiques et de propagande telles que « L’Association Espace de Médiation », l’organe de presse officiel « Anbaa Ajila » et le « Forum Civil Démocratique Marocain », sans oublier l’utilisation d’instances syndicales officielles comme le « Syndicat des Travailleurs au Maroc » pour falsifier la réalité de la classe ouvrière marocaine, quotidiennement broyée par l’inflation et une paupérisation systématique.
Les tares de l’exploitation externe pour fuir l’effondrement interne
Cette mobilisation médiatique et associative du Makhzen au Bénin révèle l’ampleur d’une schizophrénie structurelle. Un système qui se targue de « souveraineté et de sérénité » se retrouve contraint de mobiliser 15 organisations fantoches pour faire face à la situation dans un forum intellectuel populaire. Cette ruée vers l’extérieur intervient alors que la situation intérieure marocaine est catastrophique, caractérisée par un effondrement économique structurel, une grogne sociale étouffante matérialisée par les protestations des secteurs de la santé et de l’éducation, et un isolement diplomatique grandissant.
La tentative du Makhzen d’instrumentaliser des structures comme « L’Association marocaine d’aide aux migrants en situation de vulnérabilité » représente le summum du cynisme politique. Le régime, qui adopte une approche sécuritaire impitoyable et se transforme en « gendarme de garde » des frontières sud de l’Europe en utilisant les migrants africains comme leviers de pression et de chantage politique, tente à Cotonou de porter le masque de l’humanisme et de la défense des populations vulnérables.
Le mur de la conscience mondiale rejette les voix courtisanes
Ces manœuvres vouées à l’échec confirment que le régime du Makhzen est désormais incapable de faire face aux réalités du terrain, ce qui le pousse à fabriquer des combats donquichottesques dans des espaces associatifs ouverts.
Cependant, le véritable choc qui attend les porte-voix de Rabat à Cotonou réside dans le fait que le Forum Social Mondial rassemble les élites intellectuelles et progressistes les plus conscientes au monde. Ce sont des forces libres qui rejettent par nature le colonialisme, l’occupation et la normalisation structurelle avec l’entité sioniste. La tentative de commercialiser des mensonges dans le cénacle des opposants au libéralisme sauvage n’apportera au Makhzen que davantage de discrédit, et les tribunes qu’il convoitait pour briser son isolement se transformeront en une guillotine intellectuelle qui mettra à nu ses politiques de répression, de dépendance et d’occupation. L’histoire prouvera à nouveau que la propagande creuse ne fabrique pas de légitimité et que les droits des peuples à l’autodétermination ne peuvent être occultés par des troupes de mercenaires.
