mardi, 2 juin, 2026

La France a cruellement besoin de l’Algérie : Ségolène Royal fustige « l’aveuglement politique » de l’administration Macron et dévoile les coulisses de sa rencontre avec le préfet de police de Paris

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La France a cruellement besoin de l’Algérie : Ségolène Royal fustige « l’aveuglement politique » de l’administration Macron et dévoile les coulisses de sa rencontre avec le préfet de police de Paris

Dans des déclarations fracassantes qui placent la diplomatie française face à ses échecs stratégiques, Ségolène Royal, présidente de l’association France-Algérie et ancienne candidate à la présidence en 2007, a lancé une charge virulente contre l’exécutif à Paris. Elle a fustigé ce qu’elle qualifie de « manque de clairvoyance politique » et déploré les obstacles administratifs stériles qui ont causé la perte de dix ans de coordination conjointe avec l’État algérien.

Ces prises de position fortes mettent en lumière le déclin diplomatique que traverse Paris, conséquence d’un héritage de « rupture et d’effondrements » ayant marqué la gouvernance actuelle. Elles confirment que les tentatives de condescendance et les relents de la pensée néocoloniale ne sont plus de mise avec l’Algérie d’aujourd’hui, qui impose sa souveraineté et un traitement d’égal à égal sur l’échiquier régional.

Un entretien à huis clos d’une heure avec Laurent Nuñez : Paris cherche la bonne boussole à Alger

Ségolène Royal a révélé, lors d’un entretien marquant accordé à la radio française « Beur FM », les coulisses de démarches sécuritaires et politiques menées à Paris pour trouver une issue à l’impasse diplomatique :

  • À la demande du préfet de police : Ségolène Royal a fait état de la tenue d’une réunion à huis clos d’une heure entière avec le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, à la demande personnelle de ce dernier, afin de définir l’approche diplomatique et sécuritaire idoine à adopter vis-à-vis de l’Algérie.

  • Ni conditions préalables, ni diktats : La présidente de l’association a affirmé avoir signifié aux responsables français la nécessité de se rendre immédiatement à Alger et de cesser définitivement d’imposer des conditions préalables. Mme Royal a également partagé la teneur de l’audience officielle que lui a accordée le président Abdelmadjid Tebboune, lequel lui a personnellement réaffirmé la disposition de l’Algérie à recevoir les ministres français, à la condition expresse d’abandonner toute condescendance, dans le respect total de la souveraineté de l’État algérien.

  • Accaparement des déclarations : Mme Royal a reproché au gouvernement français son retard à adopter un langage de dialogue équilibré, soulignant avec ironie que les récentes déclarations des responsables français à l’issue de leurs visites en Algérie étaient littéralement inspirées de ses propres positions et déclarations antérieures accordées aux médias algériens.

Coordination sécuritaire et antiterrorisme : Paris appelle à l’aide l’expertise algérienne

L’ancienne candidate à la présidentielle a insisté sur le fait que la France se trouve dans un « besoin crucial » de l’Algérie, en particulier sur les dossiers stratégiques vitaux qui forment le cœur de la sécurité nationale française :

  • Rompre le gel du partenariat militaire et sécuritaire : Ségolène Royal a expliqué que la partie française se plaignait constamment de l’inertie du dossier de la lutte antiterroriste et des partenariats stratégiques qui y sont liés.

  • L’appel à l’Algérie : Ce blocage préjudiciable l’a poussée à exhorter les responsables à Paris à mettre de côté leur arrogance et à se rendre immédiatement en Algérie pour relancer la coordination sécuritaire avec les services algériens, dont l’efficacité pour stabiliser la région est mondialement reconnue.

Dénonciation de la droite dure et de l’aveuglement de Bruno Retailleau

Mme Royal n’a pas hésité à mettre à nu le discours xénophobe et systématique de certains ténors de la droite française, ciblant nommément l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau ainsi que d’autres figures politiques :

  • La fabrique de la haine et l’amalgame des immigrés avec la criminalité : Elle a condamné « l’aveuglement mental stupéfiant » et les relents de la pensée néocoloniale chez ces courants, dont l’unique préoccupation est d’attiser la haine contre l’Algérie en associant exclusivement l’immigration à la délinquance et aux crimes.

  • L’excellence technologique de l’Algérie : Elle a appelé à changer le regard réducteur que la France porte sur l’Algérie et le Maghreb, mettant en avant avec fierté les manifestations d’excellence technologique et industrielle qu’elle a elle-même constatées sur le terrain au sein des instituts d’intelligence artificielle et des grandes écoles d’ingénieurs algériennes.

La schizophrénie de Macron : Cynisme politique à Nairobi et blocage des visas à Paris

La présidente de l’association France-Algérie s’est arrêtée sur la contradiction flagrante et la profonde schizophrénie politique qui caractérisent les positions du président français Emmanuel Macron :

  • Le discours de façade à l’étranger : Lors de son récent discours à Nairobi, Emmanuel Macron a fait l’éloge de la communauté et des binationaux d’origine algérienne, les invitant à être fiers de leur double identité à hauteur de « 100% Français et 100% Algériens ».

  • La répression administrative à l’intérieur : Au moment même où M. Macron formule ces slogans flatteurs à Nairobi, il donne des instructions fermes et discrètes à son ministre de l’Intérieur pour durcir, entraver et bloquer l’octroi des visas, ciblant particulièrement les étudiants et les cadres algériens. Face à cela, Mme Royal a exigé une mise en conformité des actes avec les paroles pour une action politique intègre.

Sonnette d’alarme : Les compétences algériennes tournent le dos à Paris et choisissent le Canada

Ségolène Royal a tiré la sonnette d’alarme pour l’économie et les universités françaises, prévenant que la politique de restrictions et d’entraves administratives françaises dans la gestion du dossier des visas a produit des résultats totalement opposés à ceux escomptés par les comités de contrôle à Paris :

  • L’émigration inversée vers l’Amérique du Nord : Les jeunes compétences et les cadres diplômés des universités et instituts algériens commencent à tourner collectivement le dos à la France.

  • Le Canada comme alternative stratégique : Ces cerveaux algériens s’orientent massivement vers le Canada, perçu comme une destination alternative et respectueuse pour explorer le monde et développer leurs compétences. Un parcours académique et professionnel qui se solde par leur retour pour s’installer et bâtir leur pays, l’Algérie, loin des complexes historiques de la France et de ses manœuvres étroites.

Chute de la logique de tutelle et affirmation des alternatives nationales

Ces déclarations courageuses placent l’exécutif français dans un embarras politique et moral manifeste devant l’opinion publique internationale. La France, qui revendique le leadership sur la rive nord de la Méditerranée, apparaît aujourd’hui impuissante et acculée à solliciter l’expertise sécuritaire et politique de l’Algérie pour s’extirper du bourbier du terrorisme et stabiliser les équilibres régionaux.

Le message délivré aujourd’hui par Ségolène Royal est d’une clarté limpide : le temps des diktats et du paternalisme est définitivement révolu face à la fermeté de la position souveraine de l’Algérie. L’entêtement de Paris dans ses pratiques discriminatoires et le blocage des visas n’isolent plus l’Algérie, mais isolent la France elle-même, la privant de brillantes jeunes compétences qui trouvent désormais dans le continent américain et leurs alternatives nationales un espace bien plus vaste pour exceller et édifier l’Algérie nouvelle.

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