Le Front Polisario a condamné la visite de l’ambassadeur des États-Unis au Maroc, Duke Buchan, dans la ville de Dakhla au Sahara occidental, la qualifiant de violation du statut juridique du territoire, qu’il considère comme soumis à un processus de décolonisation mené par l’ONU.
Avertissement sur le processus de paix
Dans un communiqué relayé par le ministère sahraoui des Affaires étrangères, le Front a averti que cette visite « n’aide pas à créer les conditions pour les négociations en cours soutenues par l’ONU et les États-Unis » et risque de miner la confiance dans le processus de paix.
Le Polisario a réitéré que l’accord de cessez-le-feu de 1991 n’est plus en vigueur suite à sa violation en novembre 2020, et a réaffirmé la légitimité du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux résolutions de l’ONU.
Critique de la position américaine
Le Front a également argué que sa coopération continue avec les efforts de médiation internationale reposait sur la bonne foi, tout en critiquant un changement de conduite de la part des États-Unis qui pourrait encourager une nouvelle escalade régionale.
Il a souligné que les développements récents, y compris la reprise de l’activité militaire, reflètent l’absence d’un cadre de cessez-le-feu fonctionnel, appelant les acteurs internationaux à garantir la reddition de comptes et à préserver les conditions d’un règlement négocié.
Cadre juridique international
Le communiqué a enfin invoqué les résolutions passées de l’Assemblée générale de l’ONU réaffirmant le principe de l’autodétermination pour les territoires coloniaux, présentant le différend comme un cas de décolonisation non résolu au regard du droit international.
