mardi, 28 juillet, 2026

La voix de la République du Rif perce à Bruxelles : Le parcours de la cause du siège du Makhzen aux couloirs de la décision européenne

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La voix de la République du Rif perce à Bruxelles : Le parcours de la cause du siège du Makhzen aux couloirs de la décision européenne

Les récents développements du dossier rifain démontrent que la politique de punition collective, le siège médiatique et l’approche sécuritaire ne suffisent plus à étouffer les aspirations des peuples. La pénétration du Parti National Rifain dans les couloirs du Parlement européen à Bruxelles et ses rencontres avec des représentants de plus de sept partis européens de divers horizons politiques constituent un revers pour les relais du Makhzen, qui pensaient que l’exclusion, la marginalisation et l’emprisonnement des militants rifains suffiraient à enterrer ce dossier et à le priver de toute portée internationale.

Ces rencontres, organisées sous le toit de l’une des institutions législatives les plus importantes au monde, ont mis en lumière le fossé entre le discours officiel promu par le régime marocain à l’étranger et la réalité de la marginalisation systématique, de l’épuisement des ressources et des restrictions aux droits humains dont souffre le Nord du Maroc depuis des décennies.

Rupture du mur du silence et déconstruction du récit officiel

Les services du Makhzen ont longtemps tablé sur la combinaison d’une approche sécuritaire stricte et d’un black-out médiatique pour contrôler la situation dans le Rif, depuis la répression du « Hirak du Rif » et l’arrestation de ses leaders, jusqu’au siège économique de la région. Cependant, l’accès de la voix du Parti National Rifain aux députés européens a créé une brèche dans cette stratégie :

  • L’étonnement des députés européens : La surprise ne résidait pas seulement dans la présentation de documents et de preuves sur la situation des droits humains, mais aussi dans la découverte par les représentants européens de la rétention d’informations pratiquée autour de la question rifaine, maintenue à l’écart des espaces de dialogue régional.

  • Le passage de la défense à l’offensive : Le discours rifain est passé de la simple dénonciation des violations à la présentation d’une vision politique et à la définition de ses dimensions historiques et juridiques, plaçant le Makhzen sur la défensive quant à sa gestion sécuritaire devant ses partenaires occidentaux.

Inefficacité de l’approche sécuritaire

Ces démarches diplomatiques montrent que le régime marocain appréhende les crises des régions périphériques avec une logique sécuritaire qui ne tient pas compte des mutations géopolitiques et des moyens de communication modernes.

Alors que des fonds importants sont alloués aux cabinets de relations publiques et aux réseaux d’influence pour contrôler l’image du pouvoir, un travail politique structuré reposant sur la cause rifaine parvient à ouvrir des portes et à transmettre son message aux instances décisionnelles. Les tentatives de discréditer toute voix opposante ne trompent plus les milieux internationaux, qui privilégient désormais l’accès direct aux faits.

Une nouvelle étape : Accumulation institutionnelle et perspectives

L’importance des démarches entreprises à Bruxelles réside également dans l’évolution des mécanismes d’action du mouvement rifain :

  • Une diplomatie structurée : L’accent mis par les représentants rifains sur le travail institutionnel et l’accumulation progressive réduit les capacités des services de renseignement à anticiper ou à entraver ces mouvements, marquant une rupture avec l’activisme purement déclaratif.

  • Un signal envoyé à l’opinion publique : Cette initiative vise à dissiper le sentiment de résignation que le pouvoir cherchait à entretenir au sein de la population rifaine, tant à l’intérieur qu’au sein de la diaspora, en affirmant que la cause rifaine trouve désormais un écho dans les enceintes de discussion européennes.

La période où le Rif était géré selon une logique d’autoritarisme administratif touche à sa fin. Ce qui s’est déroulé à Bruxelles marque le début d’un processus diplomatique et politique, rappelant au pouvoir à Rabat que les revendications liées à la dignité et à l’existence ne peuvent être définitivement étouffées par la détention, et que la voix du Rif, si elle est contrainte au silence à l’intérieur, s’exprime dans les grands centres de décision internationaux.

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