Le bilan de la récente vague de traversée massive de migrants irréguliers vers l’enclave de Ceuta s’est alourdi pour atteindre 90 morts, après la récupération par les services de secours et la Guardia Civil espagnole de nouvelles dépouilles au large de la zone de Tarajal. Ce nouveau décompte reflète la hausse continue du nombre de victimes depuis le déclenchement de cette crise à la fin du mois de juillet.
Quelques heures plus tôt, les autorités de la ville de Ceuta avaient annoncé un bilan porté à 88 morts, selon la presse espagnole, venant réviser une précédente communication de la délégation du gouvernement espagnol dans l’enclave qui faisait état, dimanche, de 72 décès.
Divergence des bilans officiels et poursuite des recherches
De leur côté, les autorités marocaines ont répertorié 11 décès, précisant dans un communiqué du ministère de l’Intérieur qu’il s’agissait « d’un décès accidentel consécutif à une chute depuis une zone rocheuse adjacente à la ville de Ceuta, ainsi que de 10 cas de noyade ».
Cette augmentation continue du nombre de victimes intervient alors que les opérations de recherche et de ratissage menées par la Guardia Civil et les équipes de secours espagnoles se poursuivent dans les eaux côtières à proximité du poste-frontière de Tarajal.
Pour rappel, la ville de Ceuta a été le théâtre, à la fin du mois de juillet dernier, de l’une des plus importantes vagues de migration clandestine vers le territoire espagnol, au cours de laquelle des milliers d’individus ont tenté de rejoindre la ville à la nage ou à pied en contournant les digues frontalières.
L’aggravation de ce bilan humain suscite de vives réactions et multiplie les appels à l’ouverture d’enquêtes pour faire toute la lumière sur les circonstances de cette tragédie, sur fond de divergences entre les chiffres avancés par les parties espagnole et marocaine.
