mardi, 30 juin, 2026

Législatives du 2 juillet : L’Algérie entre en période de silence électoral après la clôture de la campagne

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Législatives du 2 juillet : L’Algérie entre en période de silence électoral après la clôture de la campagne

 La campagne électorale pour les élections législatives prévues le 2 juillet s’est officiellement achevée ce dimanche, laissant place à une période de silence électoral de trois jours. Durant cette phase, toute activité de propagande par les partis politiques, les candidats indépendants et les listes électorales est strictement interdite par la législation en vigueur.

La fin de cette campagne de 20 jours marque le début de la période pré-électorale légale fixée par la loi organique relative au régime électoral. Celle-ci stipule que la campagne s’ouvre 23 jours avant le jour du scrutin et prend fin trois jours avant le vote. Durant ce laps de temps, il est interdit aux candidats de mener toute forme de campagne, quel qu’en soit le support ou la plateforme.

La législation interdit également la publication ou la diffusion de sondages d’opinion sur les intentions de vote des électeurs durant les 72 heures précédant le scrutin sur le territoire national, et cinq jours avant le vote pour les citoyens algériens résidant à l’étranger.

Une campagne encadrée et centrée sur les programmes

Lancée le 9 juin dernier, la campagne s’est déroulée sous la supervision de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), qui en a assuré l’organisation, la coordination et la gestion. Selon les évaluations officielles, le processus s’est déroulé dans le cadre légal et organisationnel établi, tandis que les institutions publiques ont fourni le soutien logistique, matériel et administratif nécessaire.

Tout au long des trois semaines de campagne, les partis politiques et les candidats indépendants ont intensifié leurs déplacements à travers les différentes wilayas du pays pour présenter leurs programmes électoraux et faire connaître les candidats en lice pour les sièges de l’Assemblée populaire nationale (APN). Les candidats ont ainsi multiplié les meetings populaires, les rassemblements de proximité et les contacts directs avec les électeurs.

Selon le bilan officiel, la campagne a été caractérisée par un large respect des dispositions légales et réglementaires, notamment celles visant à garantir la transparence, l’intégrité, la neutralité et le respect du choix des électeurs. Les autorités ont néanmoins fait état d’un nombre limité d’infractions, y compris certaines publications sur les réseaux sociaux ayant entraîné des poursuites judiciaires contre leurs auteurs, ainsi que des manquements isolés aux règles d’affichage électoral.

Pour veiller au grain, la commission de l’ANIE chargée du suivi de la campagne a assuré un contrôle quotidien des infractions potentielles susceptibles d’influencer la liberté de choix des électeurs ou de porter atteinte à l’éthique de la compétition politique. L’autorité électorale a indiqué que les formations politiques et les listes indépendantes s’étaient conformées aux récentes dispositions légales visant à moraliser la vie politique, en particulier les mesures séparant l’argent de l’activité politique et encadrant le financement de la campagne.

Plafonnement des dépenses et soutien à la jeunesse

Les dépenses de campagne sont restées soumises au contrôle de la commission chargée de la surveillance du financement électoral. Selon les autorités, aucun cas majeur de dépassement des dépenses n’a été enregistré lors des rassemblements ou des activités de proximité, ce qui reflète le respect des plafonds légaux et a contribué à une concurrence relativement équilibrée entre les candidats.

L’État a également apporté un soutien financier aux jeunes candidats indépendants. Les chiffres officiels indiquent que 937 jeunes candidats, représentant 125 listes indépendantes à travers le pays, ont bénéficié d’une aide financière pour couvrir leurs frais de campagne. De plus, 31 jeunes candidats indépendants représentant la communauté nationale à l’étranger ont bénéficié du même programme, avec une aide s’levant à 300 000 dinars algériens par candidat éligible.

Conformément au principe d’égalité des chances, toutes les listes participantes ont bénéficié d’un accès équitable aux médias audiovisuels publics pour exposer leurs programmes, comme le prévoit la loi électorale.

Les derniers jours de la campagne ont connu une accélération notable de l’activité politique. Les messages électoraux ont constamment insisté sur l’importance d’une participation massive afin de renforcer les institutions nationales et d’élire des députés capables de mener à bien le travail législatif au sein de la future APN. Les acteurs politiques ont également exposé des programmes axés sur la poursuite des réformes nationales, le développement institutionnel, l’élargissement de la participation citoyenne et la consolidation des pratiques démocratiques.

La campagne étant désormais officiellement close, l’attention se tourne vers le jour du scrutin, le 2 juillet, où les électeurs algériens s’apprêtent à élire les membres de la future législature dans le cadre du système électoral révisé.

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