L’ambassadeur Oubi Bouchraya Bachir, conseiller spécial à la présidence de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) chargé des ressources naturelles, a affirmé que le peuple sahraoui est le détenteur unique et exclusif de la souveraineté concernant la détermination du statut final de son territoire.
L’autodétermination : Un droit inaliénable
Lors d’un entretien accordé à la chaîne allemande Deutsche Welle (DW Arabe), le responsable sahraoui a précisé que le Front Polisario ne peut en aucun cas disposer de ce qu’il ne possède pas, soulignant que le droit à l’autodétermination appartient au peuple seul. Il a ajouté que la position du Polisario est régie par deux principes fondamentaux :
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Le droit international : Le conflit est considéré comme une question de décolonisation, classant le Sahara occidental comme un territoire non autonome.
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Le contrat historique : L’engagement liant le Front Polisario au peuple sahraoui pour encadrer sa lutte jusqu’à l’exercice de son droit à l’autodétermination.
Le recours à la lutte armée
Concernant la reprise des hostilités, Oubi Bouchraya Bachir a rappelé que le droit international autorise les peuples sous occupation à recourir à la lutte armée au titre de la légitime défense. Il a imputé la reprise de la guerre aux violations marocaines de l’accord de cessez-le-feu, notamment l’agression dans la zone d’El Guerguerat en novembre 2020 et l’obstruction systématique du processus de règlement pacifique par Rabat.
Fermeté de la position sahraouie
Le diplomate a conclu en réfutant toute interprétation suggérant un changement de position de la part de la partie sahraouie. Il a insisté sur le fait que les déclarations sorties de leur contexte ne modifient en rien la revendication centrale : la souveraineté exclusive du peuple sahraoui sur ses terres.
