lundi, 20 juillet, 2026

Gaza déplore de nouveaux martyrs et fait face à des plans de confiscation de ses terres, tandis que la Cisjordanie subit le joug de la colonisation et du déplacement forcé

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Gaza déplore de nouveaux martyrs et fait face à des plans de confiscation de ses terres, tandis que la Cisjordanie subit le joug de la colonisation et du déplacement forcé

Quatre Palestiniens ont été tombés en martyrs et 16 autres ont été blessés hier, lors de bombardements et de tir à balles réelles menés par l’occupation sioniste contre diverses régions de la bande de Gaza. Trois citoyens ont succombé à des tirs d’artillerie ciblant le quartier d’El Zaytoun, au sud-est de la ville de Gaza, tandis qu’Oussama Kamal Chahda est tombé en martyr et 10 personnes ont été blessées lors de la frappe d’une tente de déplacés à Mawasi Khan Younès. Cinq autres Palestiniens ont été blessés par des tirs dans la même zone, en plus d’autres victimes recensées dans plusieurs secteurs de l’enclave.

Les forces d’occupation poursuivent leurs violations de l’accord de cessez-le-feu par des bombardements aériens, d’artillerie, des tirs à balles réelles et des opérations de dynamitage dans les zones sous leur contrôle, parallèlement au maintien des restrictions sur le mouvement des marchandises, de l’aide humanitaire et des personnes. Selon le ministère palestinien de la Santé, le bilan des martyrs depuis le début du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, s’est élevé à 1 156 martyrs et 3 703 blessés, en plus de la récupération de 802 corps sous les décombres.

Face à l’ampleur des destructions, la Défense civile à Gaza a annoncé le lancement d’une nouvelle phase d’extraction des corps coincés sous les ruines, soulignant que le manque grave d’équipements lourds entrave ses interventions, ne disposant que d’un nombre très limité d’engins capables de déblayer les décombres, tandis que le secteur de la santé continue d’opérer dans des conditions exceptionnelles.

Sur un autre plan, les forces d’occupation ont libéré 16 déténus de la bande de Gaza arrêtés après le 7 octobre 2023. Ils ont été transférés via le point de passage de Kerem Shalom vers l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa à Deir al-Balah pour y recevoir des soins, accompagnés par les équipes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Projets d’hébergement sous contrôle et craintes de division du territoire

Dans le sud de la bande de Gaza, les inquiétudes grandissent parmi la population face au projet d’établissement d’un regroupement d’hébergement temporaire à Rafah sous la supervision dudit « Conseil de la paix », dans des zones sous contrôle militaire sioniste. Les Palestiniens redoutent que ce projet ne se transforme d’une solution humanitaire temporaire en un instrument de diktat visant à imposer une nouvelle réalité et à contrôler les déplacements des habitants.

Des analystes estiment que le glissement des discours sur la reconstruction vers la création de camps et de regroupements résidentiels fermés soulève des interrogations sur les objectifs politiques sous-jacents, particulièrement en raison des destructions massives qui touchent Rafah et d’autres zones. D’autres observateurs considèrent que le rôle de ce conseil a dévié d’une supervision politique et de la reconstruction vers la gestion d’arrangements de terrain susceptibles d’ouvrir la voie à une forme de tutelle ou de contrôle extérieur sur l’enclave, avertissant que le traitement de la reconstruction sous forme de gestion de camps risque de pérenniser une nouvelle situation de fait accompli au lieu de mettre fin aux séquelles de la guerre.

Des personnes déplacées de Rafah et de Mawasi réaffirment leur refus d’être transférées vers ces regroupements, y voyant un moyen d’instrumentaliser leur souffrance humanitaire pour exercer une emprise sur leur quotidien. Elles soulignent que le retour dans leurs foyers et sur leurs terres constitue un droit inaliénable qui ne saurait être substitué par une installation temporaire soumise à des mesures sécuritaires.

En parallèle, des groupes de colonisateurs s’apprêtent à organiser une marche en direction des frontières de la bande de Gaza pour exiger la réimplantation de colonies à l’intérieur du territoire, avec la participation de ministres et de membres du Knesset, traduisant l’escalade des appels de l’extrême droite à la recolonisation de Gaza.

En outre, l’installation de portails le long de la route côtière reliant Khan Younès à Rafah suscite de vives appréhensions chez les Palestiniens, cette mesure marquant le passage d’une occupation militaire à une tentative de division effective du territoire, alors même que les accords de cessation des hostilités stipulent le retrait et non le renforcement de l’emprise militaire.

Escalade coloniale en Cisjordanie

Alors que les habitants de Gaza subissent les séquelles d’un génocide ayant engendré des destructions dévastatrices et une crise humanitaire sans précédent, la Cisjordanie occupee fait face à des tentatives concomitantes d’imposer un nouveau fait accompli à travers l’expansion coloniale et le verrouillage de la circulation. Selon des observateurs, cela témoigne d’une démarche coordonnée visant à remodeler le paysage palestinien sur le terrain en l’absence de toute perspective politique d’apaisement. Dans ce cadre, des dizaines de colonisateurs ont attaqué le village de Touwani, au sud de Hébron, incendiant des parties de la mosquée Al-Taqwa et tentant de mettre le feu aux habitations et aux biens des citoyens.

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