mercredi, 3 juin, 2026

L’affaire des OQTF en France : Mahdi Ghezzar démonte le piège des « faux Algériens » et place le Makhzen sur le banc des accusés

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L’affaire des OQTF en France : Mahdi Ghezzar démonte le piège des « faux Algériens » et place le Makhzen sur le banc des accusés

Alors que les cercles de l’extrême droite en France, soutenus par les relais médiatiques du Makhzen, s’efforcent d’instrumentaliser le dossier des Obligations de quitter le territoire français (OQTF) comme un outil de guerre psychologique et un levier de chantage politique contre l’Algérie, l’expert et analyste des médias Mahdi Ghezzar a apporté des clarifications majeures. À l’appui d’éléments factuels, il démonte le récit officiel français et met en lumière des distorsions statistiques.

S’appuyant sur des données issues des rouages de l’application des lois et des services de l’immigration en France, Mahdi Ghezzar a révélé un phénomène largement passé sous silence : celui des « faux Algériens ». Il s’agit de milliers de migrants en situation irrégulière, originaires d’autres pays — au premier rang desquels le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie —, qui falsifient leur identité et se déclarent systématiquement comme « Algériens » lors de leurs interpellations par la police française.

Pourquoi des migrants marocains empruntent-ils la nationalité algérienne ?

Selon Mahdi Ghezzar, ce recours massif à une fausse identité algérienne dans les procès-verbaux français ne doit rien au hasard. Il procède d’une stratégie délibérée et méthodique adoptée par les ressortissants du régime du Makhzen et d’autres pays pour des raisons purement procédurales et tactiques :

  • Entraver l’expulsion immédiate : Les migrants marocains savent que l’obtention d’un laissez-passer consulaire auprès des représentations algériennes est soumise à des contrôles de sécurité rigoureux, incluant une vérification stricte de l’identité et de l’accent par les autorités algériennes pour protéger leurs frontières. En revendiquant la nationalité algérienne, ils désorientent l’administration française et prolongent les délais légaux, gagnant ainsi le temps nécessaire pour échapper à une reconduite immédiate.

  • Se dissocier des défaillances de leurs pays d’origine : Ce comportement traduit la conscience qu’ont ces ressortissants de l’abandon de leur propre État (particulièrement le Maroc), qui s’est transformé en pourvoyeur de crises. Ils préfèrent ainsi s’abriter derrière le nom de l’Algérie pour tirer parti de la complexité des dossiers diplomatiques.

  • La distorsion des statistiques : Ces manœuvres transparentes conduisent à un gonflement artificiel et biaisé des chiffres d’OQTF attribués à l’Algérie dans les rapports du ministère français de l’Intérieur. Au lieu que ces situations soient enregistrées au nom de leurs véritables pays d’origine, ces volumes sont imputés à l’Algérie dans les traitements médiatiques destinés à alimenter les discours de l’extrême droite.

Un procès injuste fait à l’Algérie : Les données réelles confirment la coopération effective

Mahdi Ghezzar a fermement dénoncé cette mise en scène qui s’apparente à un procès d’intention et à une pression diplomatique infondée exercée par certains segments de l’administration française pour masquer des insuffisances de gestion interne. La réalité des faits se situe à l’opposé de ce traitement : l’Algérie applique une politique claire et rigoureuse concernant le rapatriement de ses véritables ressortissants, mené dans la dignité et la responsabilité.

À cet égard, l’analyste a fourni une illustration concrète : le retour de 320 citoyens algériens vers leur pays d’origine en l’espace de seulement 10 jours. Ce rapatriement s’est déroulé de manière indépendante, organisée, et sans nécessiter d’escorte sécuritaire ou de démonstration policière française. Ce chiffre démontre que l’Algérie, en tant qu’État souverain et de droit, assume ses responsabilités envers ses enfants tout en refusant de servir de déversoir pour l’expulsion de ressortissants d’autres États fuyant leur nationalité d’origine.

La fuite en avant française : Le chantage diplomatique au lieu du traitement de fond

Dans son analyse, Mahdi Ghezzar estime que les responsables politiques français préfèrent transformer les failles juridiques et l’incapacité de leur propre administration à authentifier les identités (par le biais des empreintes, des vérifications géographiques et des accents) en une confrontation diplomatique permanente avec Alger. Ce choix répond à des objectifs précis :

  1. Servir le discours de l’extrême droite, qui se nourrit d’une posture d’hostilité systématique envers tout ce qui touche à l’Algérie.

  2. Occulter les défaillances du Makhzen marocain et l’échec de son système social, qui pousse des milliers de jeunes et de mineurs vers les embarcations de la mort, pour finir par usurper l’identité de leurs voisins algériens dans les rues de Paris et de Marseille afin d’éviter le retour vers le Royaume.

Mahdi Ghezzar met ainsi le doigt sur le cœur du problème : le débat sur l’immigration en France demeurera biaisé et faussé tant que Paris n’aura pas le courage de corriger ses données statistiques et de reconnaître qu’une part majeure des volumes d’OQTF concerne en réalité des ressortissants du Royaume du Maroc. L’Algérie reste ferme sur ses positions souveraines et refuse d’avaliser des chiffres altérés ; l’identité algérienne demeure préservée contre toute falsification, et les autorités désireuses de rapatrier leurs ressortissants doivent se tourner vers les consulats de Rabat plutôt que vers les registres de l’Algérie.

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