Par Maamar Gani
Pendant longtemps, il a existé une conviction profondément ancrée selon laquelle la rivalité politique était régie par des limites éthiques, et que l’opposition elle-même possédait des bornes au-delà desquelles la dignité des hommes ne pouvait descendre — par respect pour eux-mêmes avant leurs adversaires. Pourtant, ce que le dénommé Hichem Aboud a affiché ces derniers temps nous place devant un cas incurable de décomposition morale : une figure dont les principes se sont corrodés au point où il ne reste plus que le croassement de la trahison et le venin de la haine qui a dépassé toutes les lignes rouges.
Une descente dans les plus bas fonds de la souillure
Hichem Aboud ne se contente plus de jeter son existence servile dans l’étreinte des agendas du Makhzen, se nourrissant des miettes des tables du renseignement hostile en échange du nantissement de sa patrie. Au crépuscule de sa vie, il a plutôt choisi le fond même du gouffre comme ultime demeure.
Son recours au ciblage de l’honneur des familles et à la violation de la sainteté des femmes protégées avec une vulgarité effrontée ne constitue pas seulement une chute professionnelle — cela équivaut à un certificat de décès symbolique pour ce qu’il restait de son humanité. C’est la danse d’un homme égorgé submergé par le désespoir, déversant du poison dans l’honneur d’autrui après que les puits de sa pensée se sont taris et que la dignité de sa vieillesse s’est effondrée.
La trahison comme doctrine, l’exil comme destin des rejetés
Ô âme perdue errant sans honneur : le destin le plus cruel qui attend un homme à l’automne de sa vie est de ne posséder ni un passé d’igne de fierté, ni un avenir capable de miséricorde. Aboud a dilapidé tout élément d’appartenance — l’honneur, la morale et la patrie de même —, se transformant en un instrument malléable entre les mains d’officines qui le considèrent simplement comme un outil jetable pour attaquer le prestige de l’État algérien et de ses symboles.
