Par : Maamar Gani
Lorsque le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, intervient personnellement pour traiter de la violente agression physique d’un enfant de quatorze ans à des milliers de kilomètres, à Boston, le message politique et diplomatique dépasse de loin la simple préoccupation humanitaire. Il incarne une doctrine algérienne profondément enracinée de la souveraineté : le citoyen algérien est une ligne rouge, et la protection de l’État le suit où qu’il se trouve.
Cette attention au plus haut niveau ne s’est pas limitée à des condamnations. Elle s’est immédiatement traduite par des actions décisives. L’ambassadeur chevronné de l’Algérie aux États-Unis, Sabri Boukadoum, ainsi que le ministre des Sports, actuellement présent dans le pays, mènent des efforts diplomatiques et juridiques intensifs pour suivre chaque aspect de l’affaire.
L’Algérie ne répond pas uniquement par l’émotion. Elle a pris l’initiative juridique en poursuivant les auteurs de cette agression brutale et barbare — commise par des ressortissants marocains sur le sol américain — avec toute la rigueur du système judiciaire américain. Le fait que la victime détienne également la citoyenneté américaine place les trente-cinq suspects face à une série d’accusations criminelles dont les peines pourraient atteindre vingt-cinq ans d’emprisonnement.
Cependant, au-delà des procédures judiciaires, ce qui est arrivé au jeune Wassim à Boston tire à nouveau la sonnette d’alarme sur le type d’individu produit par la machine d’endoctrinement idéologique et de haine aveugle entretenue par le pouvoir en place au Maroc. Il ne s’agit pas d’un acte de violence isolé. C’est le moment où des années d’incitation systématique anti-algérienne émanant des couloirs de Rabat se sont transformées en une sauvage agression physique.
Le fait que certains supporters marocains en soient arrivés au point de se vanter d’avoir battu un mineur désarmé, simplement parce qu’il portait le maillot de l’équipe nationale algérienne de football — et que cet acte répréhensible ait été ouvertement célébré sur les plateformes de médias sociaux — révèle l’ampleur de la faillite morale et de la décadence éthique dans lesquelles ils ont sombré. Les déceptions sportives et les échecs politiques se sont convertis en une haine aveugle dirigée contre un enfant innocent.
À travers sa réponse juridique globale, l’État algérien a une fois de plus démontré la conduite d’une nation forte et responsable. Poursuivre les responsables devant les institutions judiciaires officielles des États-Unis représente le moyen le plus efficace de garantir que des comptes soient rendus, de contenir une situation extrêmement dangereuse avant qu’elle ne s’aggrave davantage, et d’empêcher la récurrence de telles attaques barbares contre les symboles nationaux de l’Algérie.
Aujourd’hui, alors que les suspects s’apprêtent à affronter leur destin devant les tribunaux américains, les prières de tous les Algériens accompagnent le jeune Wassim, lui souhaitant un prompt et complet rétablissement. Ils espèrent le revoir, portant fièrement le maillot algérien depuis les tribunes, alors qu’il regardera l’équipe nationale affronter la Suisse, prouvant au pouvoir marocain et à ses partisans que si les blessures infligées par la traîtrise finissent par guérir, le déshonneur d’avoir attaqué un enfant sans défense restera gravé à jamais — dans les registres de la justice, sur les terrains de sport et dans le jugement de l’histoire.
