mercredi, 29 avril, 2026

Les villes marocaines sous le couperet du néocolonialisme : Rabat et Casablanca face à un plan de vidage systématique… Le temps de la colonisation immobilière déguisée est-il arrivé ?

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Les villes marocaines sous le couperet du néocolonialisme : Rabat et Casablanca face à un plan de vidage systématique… Le temps de la colonisation immobilière déguisée est-il arrivé ?

Sous couvert de « modernisation urbaine » et de projets de « villes intelligentes », les sonnettes d’alarme retentissent tant dans les travées du Parlement que dans les rues marocaines. Elles révèlent une vague de « déplacement forcé » silencieux qui dévore le tissu historique des plus grandes métropoles du Royaume. Ce qui se passe aujourd’hui à Rabat et Casablanca n’est plus perçu comme de simples réformes techniques, mais est désormais qualifié par les milieux militants et politiques de « plan machiavélique » visant à déraciner les populations autochtones au profit d’un capitalisme de rente aux traits néocoloniaux.

Le vidage systématique : Quand l’urbanisme devient un outil d’exclusion

Les grandes agglomérations, et plus particulièrement les quartiers historiques de Rabat et Casablanca, sont le théâtre de démolitions de monuments patrimoniaux, de mosquées, et de l’arrêt forcé de services vitaux. Ces faits ne sont pas des incidents isolés, mais des maillons d’une chaîne de démantèlement identitaire.

Ce vidage vise à expulser les habitants historiques des centres-villes sous la pression de nouvelles lois foncières. L’objectif est de libérer l’espace pour des investissements massifs visant à modifier la démographie immobilière. Si le but affiché est le « développement », le résultat sur le terrain est le rejet du citoyen marocain modeste vers des périphéries isolées, le dépouillant de son droit à la mémoire et au lieu.

La loi sur les Adouls : Pourquoi affaiblir les gardiens de la terre ?

Au cœur de cette bataille se trouve la controverse entourant la loi n° 16.22 relative à la profession d’Adoul. Pour les experts, restreindre cette profession ancestrale — qui a longtemps été le rempart de la sécurité contractuelle, de la préservation des lignées et de la protection du foncier national — n’est pas une simple « erreur administrative ».

Affaiblir le rôle de l’Adoul marocain dans le système notarial facilite la tâche des entités cherchant à prendre le contrôle des terres via des canaux de transaction « plus flexibles » et moins soumis aux contrôles traditionnels rigoureux. Cela ouvre grand la porte à des accaparements majeurs dépassant la souveraineté nationale sur le foncier.

Infiltration sioniste : La colonisation foncière via la coopération professionnelle

Le point le plus alarmant de ce processus réside dans les mises en garde croissantes contre l’infiltration de l’entité sioniste dans les systèmes professionnels et immobiliers marocains. La signature d’accords de coopération entre des ordres professionnels nationaux et des organismes affiliés à l’occupation est perçue comme un cheval de Troie destiné à légitimer un nouveau mode de colonisation immobilière.

Cette infiltration, qui commence à s’institutionnaliser, menace la cohésion sociale en profondeur. On redoute que les biens immobiliers marocains ainsi acquis ne se transforment en « colonies financières » au service d’agendas visant à liquider l’identité nationale et à lier la mémoire spatiale des Marocains aux intérêts de puissances étrangères oppressives.

Néocolonialisme : De la souveraineté à l’assujettissement

Ce qui se joue aujourd’hui est l’incarnation d’un néocolonialisme qui n’a pas besoin d’armées, mais de cabinets d’avocats internationaux, de grandes sociétés immobilières et de lois taillées sur mesure pour l’investisseur étranger. Le message émanant du Parlement et de la rue est clair : la véritable stabilité ne se construit pas sur les ruines de maisons démolies, ni par le déplacement des populations locales au profit des lobbies de la normalisation immobilière.

Le Maroc se trouve à un tournant historique : protéger l’identité, la mémoire et l’humain, ou capituler devant des plans qui tentent de transformer les cités millénaires en espaces sans âme et sans propriétaires. Le silence officiel face à ce déplacement forcé, camouflé sous des bannières de modernisation, est un prix lourd que les générations futures paieront au détriment de leur souveraineté et de leur terre.

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