Le gouvernement marocain, dirigé par le Premier ministre Aziz Akhannouch, fait face à un feu nourri de critiques de la part des figures de l’opposition suite à la publication d’un rapport de 325 pages, d’une qualité d’impression supérieure, détaillant ce qu’il qualifie de « réalisations politiques de cinq années ».
Un document de luxe qui passe mal
Le document, présenté sous un format papier glacé, est décrit par l’exécutif comme un registre exhaustif de son travail « au service de la nation ». Cependant, cette initiative a déclenché un vif débat au Parlement. Les voix de l’opposition soutiennent que la performance politique devrait se mesurer à l’amélioration du niveau de vie des ménages plutôt qu’à la qualité d’une présentation imprimée.
Le contraste avec la réalité sociale
Les détracteurs du gouvernement soulignent la persistance des pressions sur le coût de la vie, notamment :
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L’inflation galopante et la hausse des prix des produits de base.
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L’affaiblissement du pouvoir d’achat des classes moyennes et des foyers à faibles revenus.
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Les défaillances des services publics de santé et d’éducation.
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Le chômage élevé et l’accentuation des inégalités sociales.
Pour l’opposition, ces défis quotidiens contrastent radicalement avec le ton optimiste et le cadrage promotionnel du rapport gouvernemental.
Controverse sur l’utilisation des fonds publics
Des représentants de l’opposition ont également remis en question l’allocation de ressources publiques pour une campagne de publication d’une telle envergure. Ils estiment que les priorités budgétaires devraient se concentrer sur des mesures de secours économique tangibles, telles que :
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La stabilisation des prix sur les marchés.
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L’amélioration réelle des salaires.
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Une lutte plus ferme contre les distorsions du marché.
Certains parlementaires ont qualifié ce rapport de simple « exercice de communication » visant à mettre en scène des succès théoriques, insistant sur le fait que « les véritables résultats se reflètent dans les conditions de vie quotidiennes, et non dans la qualité du papier utilisé pour les publier ».
