lundi, 27 avril, 2026

Où va le Maroc ? Quand l’État se mue en appareil de garde pour les intérêts transfrontaliers

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Où va le Maroc ? Quand l’État se mue en appareil de garde pour les intérêts transfrontaliers

Dans un monde où les cartes de l’influence se redessinent selon la logique des intérêts bruts, le Maroc apparaît comme le modèle type d’un État vidé de sa substance souveraine pour devenir une zone fonctionnelle au service d’agendas extérieurs. Ce que l’on appelle aujourd’hui l’État marocain n’est plus, aux yeux des observateurs, qu’une façade pour un système gérant le pouvoir et la richesse par la rente et l’allégeance, loin de toute responsabilité historique envers son peuple.

De la souveraineté à la fonction : L’inféodation à l’axe « Sioniste-Américain »

Le système du Makhzen ne cache plus sa nature réelle ; il n’agit plus comme un État moderne doté d’une stratégie d’équilibre, mais comme un réseau fermé ayant placé tous ses paris dans le panier de l’axe « Sioniste-Américain ». Ce choix exprime une incapacité structurelle et un besoin de protection extérieure pour garantir sa survie interne. C’est ici que réside le cœur de la crise : quand l’étranger devient l’unique source de légitimité pour un régime censé puiser sa force dans son assise populaire.

Économie marocaine : Le naufrage dans la dépendance et la dette

La décision économique a migré de Rabat vers les bureaux des institutions financières internationales. Le FMI n’accorde son « soutien » qu’en échange d’une soumission totale des politiques publiques. Le gouvernement n’est plus qu’un simple exécutant de recommandations prêtes à l’emploi, imposées à une société sommée de se sacrifier sans avoir son mot à dire. C’est une reconfiguration forcée de la nation selon les mesures du capital transfrontalier.

Le rôle de « Garde » des intérêts des grandes puissances

Le plus alarmant est la régression du rôle du système, passant de « Gouverneur » à celui de « Garde ». La décision n’est plus souveraine, mais un mandat conditionné : servir les intérêts des puissances qui contrôlent les rouages du pays en échange de la pérennité du régime. Cela explique la répression des voix dissidentes et le marketing de l’illusion de la « stabilité ». Cette stabilité n’est pas un objectif national, mais une exigence fonctionnelle pour garantir le flux des intérêts étrangers sans perturbation.

L’instant du bilan historique

L’histoire démontre que les systèmes qui se transforment en outils fonctionnels perdent leur capacité de résilience car ils rompent leur lien organique avec la société. Le Maroc se trouve aujourd’hui face à un dilemme : soit restaurer son identité en tant qu’État réel tirant sa légitimité de l’intérieur, soit demeurer une zone de garde temporaire liée à des rapports de force extérieurs qui ne garantissent jamais la survie éternelle.

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