Selon un rapport du South China Morning Post, la Chine intensifie rapidement sa présence en Afrique du Nord, positionnant l’Algérie comme un « nœud central » de sa stratégie visant à sécuriser des approvisionnements énergétiques alternatifs. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de diversifier les chaînes d’approvisionnement mondiales face aux tensions géopolitiques et aux perturbations des routes maritime.
Des investissements massifs et des partenariats à long terme
Le rapport identifie l’Algérie comme un fournisseur majeur de pétrole et de gaz, consolidant ses liens avec les firmes chinoises à travers des investissements de plusieurs milliards de dollars. La coopération se manifeste par des projets structurants, notamment l’accord de partage de production entre Sonatrach et Sinopec, ainsi que le projet d’unité de traitement de naphta à la raffinerie d’Arzew, évalué à environ 437 millions de dollars.
Une alternative aux routes maritimes sensibles
Les analystes soulignent que l’Algérie pourrait jouer un rôle crucial dans la stabilisation des flux mondiaux et offrir des capacités de stockage d’hydrocarbures. Pour Pékin, il s’agit de réduire sa dépendance vis-à-vis de zones stratégiquement sensibles comme le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante de ses importations de pétrole brut.
Au-delà des énergies conventionnelles
Outre les hydrocarbures, l’Algérie est perçue par la Chine comme une plateforme potentielle pour la coopération industrielle et le transfert de technologie. Cette approche s’aligne sur l’effort de Pékin d’intégrer la sécurité énergétique aux objectifs de transition bas-carbone, faisant de l’Algérie un partenaire pivot pour le déploiement des ambitions chinoises en Afrique et en Méditerranée.
