Une étude d’opinion récente menée en Espagne révèle un basculement historique de la perception publique : une majorité d’Espagnols considèrent désormais le Maroc comme une « menace réelle » pour la sécurité nationale. Ce résultat cinglant désavoue la politique de rapprochement prônée par Pedro Sánchez et met en lumière l’échec de la diplomatie du compromis face aux méthodes coercitives de Rabat.
Espionnage et Immigration : Les armes de déstabilisation du Makhzen
Les citoyens espagnols identifient clairement les outils de pression utilisés par le voisin du sud. Le scandale d’espionnage « Pegasus », ayant ciblé le sommet de l’État, et l’utilisation cynique des flux migratoires comme moyen de pression politique (Blackmail), ont fini de convaincre l’opinion que le Maroc agit en prédateur. Pour les Espagnols, le Makhzen ne cherche pas le partenariat, mais la soumission de Madrid à ses thèses sur le Sahara Occidental.
Course aux armements et expansionnisme territorial
L’inquiétude est également nourrie par la montée en puissance militaire du Maroc et ses manœuvres navales provocatrices près des îles Canaries. Le sondage montre que la société espagnole perçoit ces mouvements, couplés aux ambitions de Rabat sur les eaux territoriales, comme une atteinte directe à la souveraineté de l’Espagne. Le régime marocain est perçu comme un acteur cherchant à imposer un fait accompli par la force et l’intimidation.
Conclusion : La fin du mythe du « partenaire stratégique »
Ces résultats prouvent que le fossé est désormais infranchissable entre le peuple espagnol et le régime du Makhzen. La méfiance généralisée montre que les « photos protocolaires » ne peuvent plus masquer la réalité : un voisin qui utilise la détresse humaine (immigration) et les secrets d’État (espionnage) ne peut être qu’une menace permanente. Le message de Madrid est clair : la sécurité ne s’achète pas par des concessions, mais se défend face à un voisin dont l’imprévisibilité est devenue la seule règle.
