La ville de Marrakech est le théâtre d’un drame humanitaire sans précédent. Le célèbre « Quartier Militaire » vit une véritable « Nakba » (catastrophe) après l’intervention brutale des appareils du Makhzen pour expulser des milliers de familles. Cette opération de démolition massive, menée au profit des lobbies de l’immobilier et du tourisme, a tourné au cauchemar, provoquant la désolation et des pertes humaines tragiques.
Expulsions forcées et victimes vulnérables
Le bilan de cette intervention est lourd. Au-delà du sans-abrisme imposé à des milliers de citoyens, des rapports font état de la mort de personnes handicapées, incapables de survivre au choc et à la violence des évacuations. Ces décès soulignent l’inhumanité d’une politique urbaine qui écrase les plus fragiles pour libérer de l’espace aux projets de luxe.
L’alliance du pouvoir et des « monstres » de l’immobilier
Pour les observateurs locaux, il ne s’agit pas d’un simple aménagement du territoire, mais d’un plan délibéré de gentrification forcée. Le Makhzen est accusé de servir de bras armé aux spéculateurs immobiliers et aux courtiers du tourisme, transformant des quartiers populaires historiques en zones d’investissement privé au mépris du droit constitutionnel au logement.
Une trahison sociale sous fond de spéculation
Les habitants, dont beaucoup sont issus de familles de militaires ayant servi le pays, dénoncent une « trahison ». Ils se retrouvent aujourd’hui à la rue, victimes d’une machine administrative qui privilégie les intérêts des riches promoteurs au détriment de la stabilité sociale. Alors que la colère gronde à Marrakech, le silence du gouvernement est perçu comme une complicité active dans ce qui est qualifié de « crime humanitaire » contre les classes populaires
