Un décalage manifeste est apparu entre les positions de Washington et de Téhéran concernant le calendrier de signature du mémorandum d’entente crucial entre les deux pays. Alors que le président américain Donald Trump a annoncé que l’accord serait très probablement signé ce dimanche 14 juin 2026, l’Iran a tempéré cet optimisme en affirmant que cette date n’était pas encore validée, tout en laissant la porte ouverte à une finalisation dans les jours à venir.
Donald Trump annonce une signature imminente et la réouverture de Hormuz
Dans une publication partagée sur sa plateforme Truth Social, le président américain Donald Trump s’est montré particulièrement confiant :
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Un rempart nucléaire : M. Trump a affirmé que ce nouvel accord constituerait « un mur infranchissable face à l’obtention de l’arme nucléaire », le distinguant radicalement du plan d’action (JCPOA) signé sous l’administration de Barack Obama. Selon lui, Téhéran « ne veut plus de l’arme nucléaire et ne la possédera pas ».
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Réouverture maritime immédiate : Le locataire de la Maison-Blanche a assuré que le détroit de Hormuz serait rouvert à la navigation internationale dès l’entrée en vigueur du traité.
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Aucune contrepartie financière : Le président a insisté sur le fait que l’accord n’impliquerait aucun versement de fonds à l’Iran, ajoutant que les États-Unis prendraient en charge, ultérieurement, la gestion et la neutralisation des infrastructures et matières nucléaires situées dans les sites iraniens fortifiés.
En écho à ces déclarations, un haut responsable américain a qualifié le texte en négociation de « solide », précisant que les forces américaines participeraient aux opérations de sécurisation maritime et de déminage dans le détroit de Hormuz après la conclusion du pacte.
Téhéran temporise : L’Iran refuse de se précipiter
De son côté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a formellement démenti l’affirmation selon laquelle le mémorandum d’entente serait signé ce dimanche.
M. Baghaei a précisé que si la conclusion de l’accord dans les prochains jours reste « hautement probable », aucune date précise n’a encore été arrêtée. Il a souligné que ce document ne représente pas le traité bilatéral définitif, mais pose plutôt un cadre général définissant les points de discorde et les mécanismes de cessation des hostilités afin de passer à une phase de négociations détaillées.
L’Iran insiste sur la nécessité de faire preuve de prudence face à ce qu’il qualifie « d’instabilité et d’incohérence » dans les positions américaines, rappelant que l’équipe de négociation iranienne n’a prévu aucun déplacement immédiat à Genève ou à Islamabad pour signer le texte.
Médiation pakistanaise et manoeuvres sur le terrain
Malgré ces divergences de calendrier, les signaux d’un dénouement proche se multiplient sous l’égide des médiateurs régionaux. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a indiqué que son pays se tenait prêt pour la procédure de « signature électronique » du mémorandum dès sa finalisation, estimant que les chances de parvenir à un accord dans les prochaines 24 heures demeuraient élevées en raison de l’accélération des efforts diplomatiques menés conjointement par le Pakistan et le Qatar.
Parallèlement, sur le plan sécuritaire, la chaîne américaine CNN, citant des sources basées sur des rapports de renseignement, a rapporté que l’Iran aurait procédé au scellement de certains tunnels abritant ses stocks d’uranium hautement enrichi et au minage de leurs accès. Une démarche interprétée par les experts comme une volonté de complexifier l’accès à ces matériaux sensibles avant l’activation des protocoles de vérification internationale.
Cette bataille de communication entre Washington et Téhéran met en lumière la persistance d’une profonde méfiance politique, même si les deux puissances n’ont jamais été aussi proches d’un compromis susceptible de mettre fin à des mois de crise aiguë au Moyen-Orient.
